COTE D'IVOIRE

Reprise du dialogue entre le gouvernement ivoirien et le FPI

La représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en Côte d’Ivoire, Aïchatou Mindaoudou a facilité la reprise du dialogue politique.
La représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en Côte d’Ivoire, Aïchatou Mindaoudou a facilité la reprise du dialogue politique. AFP PHOTO/EBRAHIM HAMID
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le dialogue avait été suspendu le 29 mars dernier, le parti de Laurent Gbagbo reprochant au pouvoir le manque de volonté depuis le début des discussions directes, en janvier 2013. La reprise de ces discussions a été facilitée par la représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en Côte d’Ivoire, Aïchatou Mindaoudou.

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A la sortie du face-à-face gouvernement-FPI jeudi 22 mai, il y avait quelques résultats et la volonté affichée de part et d’autre de poursuivre le dialogue. Les sujets de discussions ont peu varié depuis presque un an et demi : la situation administrative des cadres du FPI, les rentes viagères, les comptes bancaires gelés, les maisons occupées illégalement, la situation des exilés et celle des détenus proches de l’ex-président Laurent Gbagbo.

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« Le gouvernement a marqué sa volonté de travailler ensemble, avec le Front populaire ivoirien et avec l'ensemble l'opposition, pour que toutes ses questions trouvent des solutions définitives», , a expliqué le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan. « Nous allons soumettre tout cela au Comité centrale. Puis, nous rendrons public un communiqué qui donnera la position du parti sur l'ensemble de ces questions », a-t-il également annoncé. 

 

« Toutes les autres questions sont en traitement »

En suspendant sa participation aux discussions, fin mars, le FPI reprochait au gouvernement le manque de résultats. Va-t-il y avoir un changement ? L’ex-Premier ministre chargé aujourd’hui du dialogue politique, Jeannot Kouadio Ahoussou, parle d'une action commune nécessaire : « Il n'y a pas de délais d'application, puisque le dégel des avoirs a eu lieu et il est immédiatement applicable. Toutes les autres questions sont en traitement. On a parlé de la libération de 150 personnes détenues. Toutes les questions transversales qui touchent aux élections, aux financements des partis politiques, à la sécurité, à la gestion des médias d'Etat doivent être traitées par l'ensemble des partis politiques. »

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Concernant la question des exilés, le chef de l’Etat ivoirien leur lance une nouvelle fois un appel au retour, avec la promesse qu’il n’y aura « aucune poursuite judiciaire » pour ceux qui rentreront par la voie officielle.

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