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Burundi

Burundi: l’expulsion d’un agent des Nations unies finalement annulée

Parfait Onanga-Anyanga, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Burundi.
Parfait Onanga-Anyanga, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Burundi. DR / UN
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Une semaine après avoir voulu expulser un officier de sécurité du Bureau des Nations unies au Burundi, les autorités burundaises font marche arrière. La demande d’expulsion de l’officier onusien n’est plus d’actualité et les discussions ont repris avec le Bnub, dans un « esprit de collaboration et de concertation ».

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Le gouvernement du Burundi avait mis le feu aux poudres, il y a une semaine, en enjoignant le Bureau des Nations unies au Burundi (Bnub), de « prendre toutes les mesures appropriées d’expulsion de son agent » dans les 48 heures, selon une note parvenue à RFI. Puis, un tweet d’un cadre de la présidence burundaise avait porté l’affaire sur la place publique, tandis que le porte-parole du ministère burundais des Relations extérieures accusait carrément l’officier de sécurité du Bnub, retrouvé avec des cartouches à l’aéroport de Bujumbura une semaine plus tôt, d’avoir agi sciemment. Tout cela avait eu le don d’irriter fortement le Bureau des Nations unies au Burundi, qui avait réagi par une déclaration des plus cinglantes suite à cette décision d’expulser son agent, la deuxième expulsion d’un fonctionnaire des Nations unies au Burundi en moins de deux mois.

Rétropédalage

L’heure est aujourd’hui à l’apaisement, mais au prix d’un rétropédalage des autorités burundaises. Mardi 10 juin, après plus d’une heure d’entretien entre Laurent Kavakure, le ministre burundais des Relations extérieures, et Parfait Onanga-Anyanga, le patron du Bnub, le chef de la diplomatie burundaise reconnaît désormais que l’officier de sécurité a agi « par mégarde ». Et il n’est plus question de son expulsion. « Cette affaire-là est gérée dans l’esprit de collaboration et de concertation qui nous caractérise », insiste Laurent Kavakure.

Côté Bnub, on n’accuse plus le Burundi de violer les engagements contractés avec les Nations unies. « Nous avons évoqué sans faux fuyants toutes les questions, et nous saurons trouver les solutions qui siéent de la manière la plus responsable possible », a expliqué le représentant du secrétaire général de l’Onu, Parfait Onanga-Anyanga.

En attendant, l’officier de sécurité du Bnub est à son poste au Burundi, comme si de rien n’était.

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