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Côte d’Ivoire / France

Côte d’Ivoire: vers une réouverture du dossier Guy-André Kieffer?

Guy-André Kieffer, disparu le 16 avril 2004 à Abidjan, en Côte d'Ivoire.
Guy-André Kieffer, disparu le 16 avril 2004 à Abidjan, en Côte d'Ivoire. ( Photo : www.guyandrekieffer.org )
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les circonstances de la disparition et de la mort présumée du journaliste français Guy-André Kieffer en 2004 en Côte d’Ivoire restent mystérieuses. C’est pourquoi les autorités d’Abidjan ont déclaré vouloir « reprendre une partie des auditions », selon une déclaration du ministre de la Justice.

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Le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné, affirme que certaines auditions réalisées après la disparition du journaliste franco-canadien à Abidjan en 2004 n'ont pas permis d'établir la vérité des faits et qu'il faut donc les refaire. Il ajoute que les différentes enquêtes sont toujours en cours et qu’il faut les relancer : « Le constat qui a été fait est que les premiers éléments dans le dossier ne permettaient pas d’avancer d’une façon efficace vers l’éclatement de la vérité, tout simplement parce que les enquêtes de l’époque ont probablement été faibles, tronquées peut-être dans certains cas, ou les conditions de ces enquêtes n’ont pas été suffisamment indépendantes ou transparentes pour permettre l’éclosion de la vérité. L’objectif aujourd’hui, c’est comment aller vers cette vérité-là en reprenant une partie des auditions et des enquêtes. »

La famille reste prudente

Guy-André Kieffer a disparu sur un parking d'Abidjan alors qu'il avait rendez-vous avec Michel Legré, le beau-frère de Simone Gbagbo et qu'il enquêtait sur des malversations dans la filière cacao. Du côté de la famille du journaliste français, on reste prudent après cette annonce et on se dit plutôt surpris : « Très concrètement, on a eu suffisamment de promesses pour être dans une situation aujourd’hui où on attend surtout des preuves de bonne volonté de la part des autorités ivoiriennes. Que cette affaire ressurgisse maintenant, c’est vrai que c’est quelque chose a priori surprenant », explique Alexis Gublin, l’avocat de la famille Kieffer.

Pour autant, les proches du journaliste ne s’opposent pas à cette reprise des investigations et espèrent que les langues vont finir par se délier : « Nous serons attentifs à toutes les nouvelles investigations qui pourraient être faites tant du côté français que du côté ivoirien, ajoute l’avocat. On peut raisonnablement penser que toutes les parties ivoiriennes, qui ont été entendues il y a de cela un certain temps, n’ont peut-être pas toutes pu s’exprimer avec la liberté de parole qu’elles peuvent avoir aujourd’hui. Donc si certaines personnes souhaitent revenir sur leurs déclarations et apporter leur contribution à la manifestation de la vérité, c’est toujours une excellente chose. »

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