Libye

La Libye hésite à réclamer le déploiement de casques bleus

Une épaisse fumée noire s'échappe de l'aéroport de Tripoli, dimanche 13 juillet, après l'attaque lancée par des groupes islamistes.
Une épaisse fumée noire s'échappe de l'aéroport de Tripoli, dimanche 13 juillet, après l'attaque lancée par des groupes islamistes. REUTERS/ Hani Amara
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Alors que la mission des Nations unies en Libye annonçait hier, mardi 15 juillet, son départ du pays pour raisons de sécurité - les violences se généralisent, de Tripoli à Benghazi - le recours à une force de maintien de la paix n'est pas exclu même si aucune demande officielle n'a encore été faite en ce sens.

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En raison de l'insécurité, l'ONU vient tout juste d'évacuer son personnel de Libye. Pourtant, le gouvernement, impuissant face aux violences, espère son retour. « Les Nations unies ont voté une résolution en 2011 pour aider les Libyens contre le régime, explique Ahmed Lamine, le porte-parole du gouvernement. Alors la première chose, c'est d'aller à l'ONU pour qu'elle nous aide à rétablir l'ordre. »

Tripoli n'a pas encore décidé la forme que cette aide pourrait prendre mais n’exclut pas une demande de déploiement de casque bleus : « si nécessaire, nous ferons la demande officiellement au conseil de sécurité », assure le porte-parole du gouvernement.

Les autorités craignent une généralisation des combats. A Tripoli, les affrontements à l'artillerie lourde se poursuivent pour le contrôle l’aéroport. A Benghazi, depuis la mi-mai, les force de l'ex-général Haftar affrontent les brigades jihadistes.

Le ministre des Affaires étrangère tente d'engager des discussion avec les Nations unies pour réfléchir à la forme que cette aide internationale pourrait prendre dans l'espoir de mettre fin au chaos en Libye.

Impossibilité de dialogue

Les différents groupes armés, dans la capitale, ont largement visé l'aéroport. Le gouvernement a tenté une médiation pour obtenir l'arrêt des combats. Mais ils n'ont ni répondu ni obéi aux ordres du gouvernement. Au vu de la situation, le gouvernement s'est réuni en urgence pour réfléchir à la possibilité d'obtenir une aide internationale pour avoir une chance d'établir des institutions, une police, une armée et de rétablir l'ordre dans le pays.

Pour l'instant, la Libye a demandé de l'aide, sans forme particulière. Elle se dit pourtant prête à réclamer le déploiement de casques bleus, le cas échéant. Ahmed Lamine affirme que le gouvernement n'en est pas encore à ce stade de la réflexion et qu'une telle demande était encore à l'état d'évaluation.

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