Côte d'Ivoire

Le gouvernement ivoirien veut rassurer sur l'indépendance de la CEI

Opération de vote à Gagnoa, dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, en novembre 2010.
Opération de vote à Gagnoa, dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, en novembre 2010. REUTERS/Luc Gnago
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Côte d'Ivoire, les débats se poursuivent sur la nouvelle Commission électorale indépendante (CEI). La semaine dernière, le député de Port-Bouët, Bertin Konan Kouadio - dont le parti, le PDCI, est un allié du parti au pouvoir - avait renouvelé ses critiques contre sa composition de la nouvelle CEI lors d’une conférence de presse. Des critiques auxquelles a tenu à répondre la majorité.

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Bertin Konan Kouadio, ex-président de la jeunesse du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), avait dénoncé le « caractère non indépendant » de la nouvelle CEI, dont plus de la moitié (neuf sur dix-sept) des membres de la Commission centrale représentent le pouvoir. Répondant à ceux qui relèvent ce déséquilibre, le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko a déclaré que « les élections ne se gagnent pas à la CEI, mais dans les urnes ».

Dans ce cas, pourquoi ne pas réduire la présence des représentants politiques et confier la CEI à des experts ? « Il y a eu des discussions entre le gouvernement et les différentes formations politiques. Cette version de la CEI est le fruit du consensus qui s’est dégagé au cours de cette discussion. Bien évidemment, il y a un parti qui continue de poser problème. Je pense que dans le cadre du dialogue entre le gouvernement et les différents partis politiques, les discussions vont se poursuivre. Mais ce qui est sûr, c’est que cette CEI est une version améliorée de la CEI de 2003 qui avait été convenue par toutes les parties prenantes dans le conflit ivoirien », répond le conseiller chargé de la jeunesse du président Ouattara, Mamadou Touré.

Lors de sa sortie médiatique la semaine dernière, KKB - le surnom de Bertin Konan Kouadio - s’en est aussi pris à la gestion du pouvoir par le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, et a martelé que son parti, le PDCI, aurait un candidat issu de ses rangs lors de la présidentielle de l’année prochaine. « KKB apparaît clairement comme le porte-parole des pro-Gbagbo. De par ses prises de position, il ne peut pas revendiquer d’être au RHDP [le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix, coalition dont fait partie le PDCI] », a réagi Mamadou Touré.

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