RCA

Après Brazzaville, les prochaines étapes vers une paix durable en RCA

Des armes saisies auprès de membres de la Seleka et d'anti-balaka. Le désarmement est un des éléments clefs du processus de paix en Centrafrique.
Des armes saisies auprès de membres de la Seleka et d'anti-balaka. Le désarmement est un des éléments clefs du processus de paix en Centrafrique. REUTERS/Sia Kambou/Pool

Les autorités centrafricaines et la médiation internationale le répètent : l’accord trouvé à Brazzaville mercredi 23 juillet n'est qu'une première étape. La cessation des hostilités est un préalable indispensable au déroulement du reste du processus qui doit ramener la paix et permettre la tenue des élections, l'an prochain.

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Dans l'accord signé mercredi 23 juillet (dont une copie a été mise en ligne par la mission des Nations unies en Centrafrique - ici, en pdf) par des représentants des anti-balaka et de la Seleka, les deux parties s'engagent à ne plus commettre un certain nombre de crimes : exécutions sommaires, torture ou encore incendie de villages. Elles s’engagent aussi à cantonner leurs hommes dans un délai raisonnable.

La première étape sera donc la mise en application de cet accord. Dans les prochains jours, selon le Premier ministre André Nzapayéké, le recensement et le cantonnement des combattants doivent se mettre en place un peu partout dans le pays.

Ensuite il faudra discuter des conditions du programme de désarmement démobilisation et réinsertion (DDR). Concernant les 2 600 combattants de la Seleka déjà cantonnés à Bangui, leur réinsertion pourra commencer. Les autorités de transition, avec les Nations unies, envisagent de les conduire dans les régions de leur choix.

Consultations

Sur le plan politique, le remaniement annoncé début mai puis reporté à l'après-Brazzaville devrait intervenir dans les tout prochains jours. Mais la prochaine étape du processus de réconciliation, ce sont ces fameuses consultations qui doivent se tenir dans les 16 préfectures du pays.

Les populations de provinces poseront leurs doléances et choisiront des représentants. Là encore les autorités de transitions veulent aller vite. Une fois ces consultations terminées, à partir de la mi-octobre, débutera à Bangui le Forum de réconciliation et de reconstruction nationales. Sorte d'Etat généraux inclusifs, rassemblant des représentants de groupes armés, des partis, du gouvernement du Conseil national de transition (CNT), de la société civile, et des leaders traditionnels ou religieux.

Objectif : permettre aux élections de se tenir dans un climat de sérénité l'an prochain, mais surtout asseoir durablement la paix, dans un pays ruiné par les crises à répétition.

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