Sénégal / Tchad / Justice

Procès Habré: le transfèrement de deux co-accusés encore incertain

L'ancien président tchadien Hissène Habré, lors de sa visite à Paris, le 21 octobre 1989.
L'ancien président tchadien Hissène Habré, lors de sa visite à Paris, le 21 octobre 1989. AFP PHOTO / PATRICK HERTZOG
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Sénégal, les préparatifs pour procès Hissène Habré se poursuivent. L’ancien président tchadien est en détention depuis un an, accusé d’actes de torture, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Cette semaine à Dakar, le tribunal chargé de le juger s’est réuni pour faire le point sur les préparatifs de son procès. Parmi les inconnues soulevées lors de cette réunion : le transfèrement vers Dakar de deux présumés complices de Habré.

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Parmi les points abordés au cours de cette réunion figure le budget du procès. Celui-ci n’a pas évolué. Il est toujours fixé à 8,4 millions d’euros, mais il a dû être réaménagé, car la phase d’instruction du procès est passée de 27 à 40 mois.

Autre aspect, le transfèrement de Ndjamena vers Dakar de deux présumés complices de Hissène Habré, arrêtés par les autorités tchadiennes il y a près d’un an. Dans un communiqué diffusé ce jeudi, les chambres africaines regrettent un statu quo et dénoncent en réalité des lenteurs du côté de Ndjamena. « Le Tchad ne joue pas le jeu », proteste un responsable de cette juridiction qui a émis un mandat d’arrêt international.

Au-delà de cette procédure, Dakar et Ndjamena ont signé l’an dernier un accord de coopération juridique. « Rien ne devrait s’opposer au transfèrement des personnes inculpées », souligne le communiqué. Or, les chambres africaines affirment avoir besoin de ces deux présumés complices de Hissène Habré pour notamment confronter leurs témoignages lors du procès.

Manque de volonté ou blocage juridique, côté tchadien on assure en tout cas faire de son mieux. « Les procédures sont en cours », affirme Béchir Madet, le ministre de la Justice. Joint par RFI, ce dernier soutient toutefois que ces deux personnes auraient dû être jugées selon la juridiction tchadienne.

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