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Swaziland / Afrique du Sud

Un journaliste et un avocat lourdement condamnés au Swaziland

Vue de Mbabane, capitale Swaziland, centre administratif et commercial situé dans la partie occidentale du pays.
Vue de Mbabane, capitale Swaziland, centre administratif et commercial situé dans la partie occidentale du pays. Getty Images/ Richard I'Anson
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Swaziland, un journaliste et un avocat des droits de l’homme ont été condamnés, vendredi 25 juillet, à deux ans de prison pour avoir publié des articles critiquant le gouvernement et le système judiciaire du pays. Une peine exemplaire, dénoncée par les militants des droits de l’homme notamment en Afrique du Sud. Mais le gouvernement sud-africain ne semble pas décidé à mettre la pression sur le Swaziland, dernière monarchie absolue d’Afrique.

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C’est une peine exemplaire qui a été prononcée contre l’avocat Thulani Maseko et le journaliste Bheki Makhubu au Swaziland. Leur crime est d’avoir publié des articles critiquant le gouvernement et le système judiciaire dans le journal The Nation, dont Bheki Makhubu est le rédacteur en chef. Pour le juge qui les a condamnés, ces articles sont « calomnieux ». Il a mis en garde les journalistes « qui pensent que leur plume leur donne le droit d’écrire n’importe quoi ». Le juge a d’ailleurs estimé que la liberté d’expression n’est pas un droit absolu.

Pas de réaction politique en Afrique du Sud

La condamnation des deux hommes à deux ans de prison a fait réagir en Afrique du Sud. L’organisation Right2know a notamment demandé au gouvernement sud-africain de « faire pression sur le Swaziland » pour que les droits de l’homme y soient respectés. Mais leur message ne semble pas avoir été entendu.

En effet, ce week-end, l’Afrique du Sud a refusé l’asile politique à deux opposants du Swaziland. Les autorités sud-africaines ont motivé leur décision en expliquant qu’il n’y avait « pas de problèmes politiques au Swaziland », et que « la vie de ces hommes n’y était pas menacée ». Les opposants politiques swazis, qui ont 25 jours pour quitter l’Afrique du Sud, clament au contraire qu’ils se feront arrêter s’ils retournent dans leur pays où les partis politiques pro-démocratie sont interdits depuis 1973.

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