France/Nigeria

Une exposition pour les lycéennes enlevées par Boko Haram

Les 220 silhouettes représentants les jeunes filles nigérianes enlevées par Boko Haram, exposées place de la République à Paris.
Les 220 silhouettes représentants les jeunes filles nigérianes enlevées par Boko Haram, exposées place de la République à Paris. AFP PHOTO / PIERRE ANDRIEU
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Cent jours après l'enlèvement de 220 lycéennes par le groupe islamiste Boko Haram au Nigeria, la maire de Paris, Anne Hidalgo, et l'ex-compagne du président français, Valérie Trierweiler, ont inauguré ce lundi à Paris l'exposition « Bring Back Our Girls », du nom de la mobilisation sur les réseaux sociaux.

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« Je dis à toutes ces jeunes femmes qu’elles sont ici, non seulement dans nos cœurs, mais aussi au cœur de Paris », clame Anne Hidalgo depuis l’estrade installée place de la République à Paris. La maire de Paris côtoie 220 silhouettes, chacune porte le nom d’une jeune fille enlevée par le groupe islamiste Boko Haram. Toutes sont reliées par des chaînes, pour rappeler à l'opinion publique et la communauté internationale l'importance de la mobilisation.

Valérie Trierweiler, l’ancienne compagne du président français, à l’origine du projet, expose sa démarche. « Je veux que toutes les filles au monde puissent aller à l’école sans prendre le risque d’être enlevées, d’être vendues, d’être violées. C’est un vrai coup de gueule que nous poussons avec Anne Hidalgo, explique-t-elle. Si les dirigeants se disent que l’opinion publique s’en fiche, ils ne feront rien. C’est donc à l’opinion publique de faire bouger les dirigeants. »

Faire pression sur le Nigeria

Akere Orimisan, le président du club Francophonira, le club des francophones du Nigeria, a également assisté à l’inauguration. Il assure qu’il est de plus en plus difficile d’agir au sein de son pays : « Le gouvernement fédéral nigérian fait tout pour que le mouvement « Bring Back Our Girls » ne puisse pas s’exprimer. Nous en avons marre. Nous ne pouvons pas continuer à accepter la douleur de ces familles. »

Mardi 22 juillet, le président nigérian Goodluck Jonathan a rencontré les familles des captives pour la première fois. Il a promis de tout faire pour que les jeunes filles reviennent. Pour l’heure, l’avancée des recherches reste toujours incertaine.

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