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RDC

RDC: violences entre Luba et Pygmées dans le Katanga

Des pygmées akas construisent un nouveau campement.
Des pygmées akas construisent un nouveau campement. Carine Frenk
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En République Démocratique du Congo (RDC), une vague de violence a repris ces dernières semaines dans le Katanga – sud-est du pays - entre milices des populations Luba et combattants pygmées. Cette vague de violence a conduit, selon des sources humanitaires, au déplacement de milliers de personnes dans le district de Tanganyka. Des voix s'élèvent pour demander une médiation entre communautés.

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Les actes de violences entre Luba et Pygmées ne sont pas nouveaux au Katanga mais la société civile de la province dit assister, depuis quelque temps, à une recrudescence d'attaques contre les civils dans le district de Tanganyka, principalement dans les territoires de Kabalo et de Nyunzu. Viols, assassinats et villages incendiés principalement commis par des milices Luba, comme l'explique Stephane Banza, de l'ONG Apronapakat basée à Lubumbashi : « Il y a des villages complètement incendiés comme par exemple celui de Bouba. Presque tous les campements sont vides. Du côté des Pygmées, il y a eu énormément de victimes ».

Ces derniers jours encore, Benjamin Mulezi - qui représente le réseau des populations autochtones à Lubumbashi - a été informé de telles violences contre les Pygmées : « J’ai été accablé par ce que m’a dit notre représentant qui se trouve à Nyunzu. Des attaques ont eu lieu dans un village et, jusque là, le bilan n’était pas encore connu. D’autres attaques ont par ailleurs eu lieu, il y a moins de deux jours, et les gens ont fui Kabalo vers Manono. Ils ont été tabassés et blessés à coups de machette et de haches ».

Différentes sources évoquent également l'existence de groupes d'autodéfense pygmées, moins nombreux et moins organisés qui se sont attaqués à des populations Luba. Un religieux de Kalemie dit avoir accueilli des enfants Luba blessés lors d'attaques. Selon des sources humanitaires, les 10 000 déplacés du territoire de Kabalo viennent à la fois des communautés Pygmée et Luba.

Face à cette violence, des voix s'élèvent pour réclamer la création d'un comité de médiation. Jointe par RFI, la société civile du district de Tanganyka appelle les deux groupes à vivre ensemble et rappelle qu'ils ne peuvent se passer les uns des autres.

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