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Tunisie

Tunisie: le chef d’Ennahda exhorte les jeunes à épouser des divorcées

Des femmes écrivent leurs vœux sur des œufs au pèlerinage de Ghriba, en Tunisie (Capture d'écran).
Des femmes écrivent leurs vœux sur des œufs au pèlerinage de Ghriba, en Tunisie (Capture d'écran). France 24
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le chef du parti islamiste tunisien Ennahda, Rached Ghannouchi, a appelé, mercredi, lors de la journée de la femme en Tunisie, les jeunes Tunisiens à épouser les divorcées et les femmes de plus de trente ans. Il a ainsi adressé un message aux femmes tunisiennes dans la précarité. Une occasion pour faire allusion à l'augmentation du taux de divorce et du recul de l'âge du mariage. 

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« Nos filles divorcées méritent tout le respect » ; « Aujourd'hui, 30 ; 35 et 40 ans, c'est jeune aussi ». Par ces phrases, le chef d’Ennahda s'engage auprès des femmes tunisiennes.

« Monsieur Ghannouchi a voulu soulever le problème des femmes tunisiennes qui souffrent de la précarité, du chômage et également des femmes qui souffrent du regard de la société, à savoir des femmes non mariées après un certain âge ou bien des femmes divorcées », a expliqué le porte-parole du parti, Zihed Ladari.

Le chef du parti n'hésite pas à encourager les jeunes Tunisiens à épouser plus vieilles qu'eux, appelant les citoyennes concernées à ne pas « perdre espoir de se marier ». Pour Sonia Rached, présidente de l'Association tunisienne des femmes démocrates, l'évolution des mœurs n'est pas prise en compte en Tunisie.

« Les sociétés changent. Au départ, c’était difficile, pour les femmes, d’accepter ou d’être acceptées à cause de leur statut de divorcées. Ce qui change dans la société, c’est que ce sont les femmes qui demandent de plus en plus le divorce – normalement ce sont les hommes qui demandent le divorce – et il y a des femmes qui choisissent librement de ne pas se marier si le mariage n’apporte pas un plus », a-t-elle spécifié.

Mohamed est âgé de 29 ans. Pour lui, la stigmatisation des femmes divorcées ou célibataires est un faux problème. La précarité des personnes seules est due à la cherté de la vie.

« C’est vrai, il y a une augmentation des divorces en Tunisie mais le mariage coûte très, très cher et il arrive donc que les couples se trouvent dans une situation financière très difficile et là, c’est le divorce », a-t-il souligné.

La nouvelle Constitution adoptée le 26 juillet dernier conférait un article aux droits des femmes, invoquant notamment le principe de parité.

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