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Sénégal

Un étudiant tué dans des affrontements à l’université de Dakar

En avril 2013, des violences avaient déjà éclaté en marge de manifestations étudiantes à Dakar.
En avril 2013, des violences avaient déjà éclaté en marge de manifestations étudiantes à Dakar. Reuters / Joe Penney
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Bassirou Faye, un étudiant inscrit en faculté des sciences est mort jeudi suite à de violents affrontements qui ont éclaté en marge d’une manifestation estudiantine réprimée par la police sénégalaise. Selon le ministre de l’Enseignement supérieur, plusieurs étudiants et policiers ont été blessés et soignés aux urgences d’hôpitaux de Dakar. Ce type de manifestation est souvent réprimé par la police.

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Selon plusieurs étudiants joints par RFI, les violences ont débuté en fin de matinée, jeudi 14 août, lorsque des étudiants ont protesté contre le retard du paiement de leurs bourses. « Certains étudiants n’ont pas perçu de bourse depuis dix mois », raconte l’un d’eux. Mais très rapidement, des jets de pierres fusent. Et les affrontements avec les policiers durent tout l’après-midi. D’après un témoin, les forces de l’ordre seraient même entrées dans les logements étudiants. Ils auraient mis à sac plusieurs chambres, cassant des ordinateurs et des téléviseurs des étudiants.

La colère provoquée par des retards dans le paiement des bourses

Il y a un an, les étudiants s’étaient révoltés contre la réforme de l’enseignement supérieur. Ils contestaient deux aspects : l’augmentation des frais d’inscription et la révision des critères d’attribution des bourses. Depuis, le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES), ne cesse de dénoncer la violation répétée des franchises universitaires par la police. « Depuis le 21 novembre dernier, le recteur a autorisé la présence de la police de manière permanente dans l’université, afin de terroriser les étudiants », affirme Sidy Ababacar Ndiaye, le secrétaire permanent du SAES. Ce syndicaliste appelle au paiement de bourses, car, relève-t-il, « la plupart des étudiants viennent de famille démunie du milieu rural ».

Dans un communiqué, la présidence sénégalaise a annoncé qu’une enquête a été ouverte afin de « situer les responsabilités » de ces violences.

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