RDC

RDC: déclaration de l’opposition contre la modification de la Constitution

Jean-Bertrand Ewanga (assis au milieu) avec à ses côtés Koloso Sumayili (G) et Bruno Mavungu (D), membres de l’opposition congolaise, lors d’un meetting contre la révision de la Constitution, à Kinshasa, le 4 août 2014.
Jean-Bertrand Ewanga (assis au milieu) avec à ses côtés Koloso Sumayili (G) et Bruno Mavungu (D), membres de l’opposition congolaise, lors d’un meetting contre la révision de la Constitution, à Kinshasa, le 4 août 2014. AFP PHOTO / KATHY KATAYI KAYEMBE

En RDC, après la société civile, c'est l'opposition qui monte au créneau contre une modification de la Constitution. Suite à une réunion de la majorité présidentielle, il y a 10 jours, qui n’a pas caché ses intentions de permettre au président Kabila de se représenter pour un troisième mandat, une soixantaine de partis d'opposition, réunis sous la bannière « Les forces politiques et sociales », ont signé une déclaration commune.

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Les « forces politiques et sociales », dont font partie l'UDPS d’Etienne Tshisekedi et l'UNC de Vital Kamerhe, mettent en garde le pouvoir en place : toute modification de la Constitution ne sera pas tolérée. L’opposition n’a plus aucun doute sur les intentions du clan Kabila comme l’explique Kudura Kasongo, ex-porte-parole de Joseph Kabila et chef du Front pour l'intégration sociale : « La dernière réunion de Kingakati nous a apporté les indications que la volonté de changer la Constitution est réelle. Mieux que ça, la volonté du président Kabila de briguer un troisième mandat est réelle, ce à quoi nous nous opposons. »

Manifestations dans tout le pays

Une mobilisation qui doit passer par la rue pour les membres de l’opposition : « Nous allons nous comporter comme un seul homme pour dire non à cette révision. Non seulement nous disons non à cette révision, c'est-à-dire non à un troisième mandat du président Joseph Kabila. Et nous allons organiser, dans les jours qui viennent, les manifestations non seulement à Kinshasa, mais également en province et ceci conformément à l’article 64 de la Constitution qui dit que nous avons l’obligation de nous opposer à tout individu ou un groupe d’individus qui veut garder le pouvoir, en tout cas y accéder par force », ajoute Kudura Kasongo.

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