Niger

Trafic de bébé: la polémique continue autour de possibles tests ADN

Bébés nés à la maternité de Lagos, Nigeria.
Bébés nés à la maternité de Lagos, Nigeria. Getty Images/ Bennett Raglin/WireImage

Au Niger, Hama Amadou est donc sorti de son silence. Dans l'édition de cette semaine de Jeune Afrique, le président de l'Assemblée nationale du Niger tente de justifier sa fuite vers le Burkina puis vers la France. « Si j'ai fui, c'est pour sauver ma peau », explique le principal opposant au président Issoufou.

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Au Niger, Hama Amadou est soupçonné de complicité de supposition d'enfant dans le cadre d'un trafic supposé de bébés avec le Nigeria et le Bénin. La deuxième épouse de Hama est en prison dans cette affaire depuis juin dernier. Entre autres dans cet entretien à Jeune Afrique, Hama assure que cette affaire est un complot politique pour l'affaiblir politiquement: il accuse le pouvoir de vouloir l'arrêter pour l'empoisonner.

Test refusé

Il affirme ne pas avoir assisté à l'accouchement de son épouse au Nigeria, justifiant qu'il était au Maroc à cette époque. Concernant le test ADN demandé par la justice pour s'assurer de l'identité des enfants présumés « achetés », Hama Amadou assure que le juge a refusé un tel test.

Faux, répond le porte-parole du gouvernement nigérien et garde des Sceaux, Marou Amadou : « C’est sa femme à lui qui a refusé le test ADN. Il le sait également. En juillet, j’ai fait un point de presse pour l’annoncer. Monsieur Amadou qui va et vient de Paris aurait pu parfaitement faire le prélèvement nécessaire pour aller faire le test ADN et nous lui proposions déjà à l’époque. Il ne fait qu’aggraver son cas. Il renforce la présomption que tout le monde a, qu’il était conscient de ça et qu’il le nie et qu’il continue à le nier ».

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