Burundi

Burundi: Pierre-Claver Mbonimpa toujours absent de son procès

Pierre-Claver Mbonimpa, dans la salle d'audience ce vendredi 4 juillet 2014, en attendant le début de son procès. Il arbore fièrement une décoration reçue des mains du roi des Belges.
Pierre-Claver Mbonimpa, dans la salle d'audience ce vendredi 4 juillet 2014, en attendant le début de son procès. Il arbore fièrement une décoration reçue des mains du roi des Belges. RFI/Esdras Ndikumana

Au Burundi, le procès de Pierre-Claver Mbonimpa se poursuit alors que l’accusé devait être entendu ce jeudi. Mais le défenseur des droits de l'homme ne s'est pas présenté à la barre, il est toujours à l'hôpital et il a été représenté par ses avocats.

Publicité

Le plus célèbre défenseur des droits de l’homme du Bénin a été hospitalisé il y a deux semaines dans un état comateux. Pierre-Claver Mbonimpa est toujours dans un état grave. A 65 ans, diabétique et souffrant d’hypertension, il était tout simplement dans l’incapacité de se présenter devant les juges du tribunal de grande instance de Bujumbura.

Jusqu’ici, la justice du Burundi a refusé systématiquement de lui accorder la liberté provisoire malgré les cris d’alarme répétés de la société civile, de ses avocats et malgré les appels pressants dans ce sens de la communauté internationale.

Nouvelle demande de libération provisoire

Ses quatre avocats sont donc revenus à la charge ce jeudi. « Nous ne sommes pas ici pour plaider sur le fond », a lancé l’un d’entre eux avant d’expliquer que l’équation était simple : « Si Mbonimpa retourne en prison dans son état, il mourra », a martelé ce ténor du barreau de Bujumbura et dans ce cas qui « assumera cette responsabilité ? » a-t-il demandé.

La réponse est venue du procureur de Bujumbura. Arcade Nimubona a contre-attaqué en demandant une contre-expertise médicale pour déterminer si l’état de santé du prévenu était aussi grave que sa défense le prétendait. La cour a mis l’affaire en délibéré et devrait annoncer sa décision sur une éventuelle libération provisoire et sur la question de l’expertise médicale lundi prochain.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail