Rwanda

Rwanda: les opposants du FDU tiennent leur congrès en Belgique

Victoire Ingabire, la présidente des Forces démocratiques unifiées, formation politique rwandaise, en discussion avec son avocat Iain Edwards, le 25 mars 2013 à Kigali.
Victoire Ingabire, la présidente des Forces démocratiques unifiées, formation politique rwandaise, en discussion avec son avocat Iain Edwards, le 25 mars 2013 à Kigali. AFP PHOTO / Stephanie Aglietti

Les Forces démocratiques unifiées, formation politique rwandaise, resserrent les rangs. Le parti de l'opposante emprisonnée Victoire Ingabire a tenu un congrès ce week-end en Belgique pour désigner son bureau politique. Les FDU n'ont pas pu se réunir au Rwanda puisque cette formation politique n'est toujours pas reconnue. Victoire Ingabire a été reconduite dans ses fonctions de présidente. Mais l'objectif du congrès était autre : c'était de réunifier les deux branches des FDU, la branche au Rwanda et la branche européenne pour mettre l'un des principaux partis d'opposition en ordre de bataille.

Publicité

Fini les dissensions du passé, les FDU veulent parler d'une seule voix grâce à « une direction reconnue et légitime pour tous ». Dans les faits, le congrès n'a pu avoir lieu qu'en Belgique et a donc permis d'élire uniquement les cadres du parti en exil. Mais les participants ont voté la reconduction de toute l'équipe dirigeante au Rwanda. « C'est quand même un pas vers la démocratie », explique avec enthousiasme le - toujours - premier vice-président Boniface Twagirimana basé à Kigali.

Confirmés également et sans surprise : la présidente Victoire Ingabire, condamnée en décembre dernier à 15 ans de prison pour conspiration contre les autorités et minimisation du génocide, et son secrétaire général, Sylvain Sibomana, emprisonné pour avoir voulu protester lors du procès en appel de sa patronne. « Ils ont la légitimité du sol, confirme l'un des participants du congrès, et ont payé un lourd tribut dans notre combat pour la démocratie au Rwanda ».

L'idée de cette réunification, c'est surtout d'obtenir la libération des cadres et membres des FDU au Rwanda, la reconnaissance du parti réclamé depuis 2010, mais aussi l'ouverture de l'espace politique. « Sans ces préalables, on ne voit pas comment on pourrait participer à la présidentielle de 2017 », confie le deuxième vice-président nouvellement élu, Joseph Bukeye.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail