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Sénégal

Procès de Karim Wade au Sénégal: le principal témoin à charge entendu

Karim Wade arrive à la Cour, à Dakar, le 30 juillet 2014.
Karim Wade arrive à la Cour, à Dakar, le 30 juillet 2014. AFP PHOTO / STRINGER
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Sénégal, le procès de Karim Wade a repris à Dakar, lundi 13 octobre, devant la Cour de répression de l’enrichissement illicite, après dix-huit jours de pause en raison de la tabaski. Cette interruption a été marquée par l’évacuation, en France, du principal co-accusé Bibo Bourgi. L’homme d’affaires, soupçonné d’être le principal complice de Karim Wade, a un mois pour se faire soigner. A l’ouverture, lundi matin, les défenseurs de Karim Wade n’ont pas manqué de demander une nouvelle fois le renvoi du procès, le temps que Bibo Bourgi puisse revenir et comparaître.

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La Cour a entendu le principal témoin à charge, la notaire de Karim Wade, Maître Patricia Lake Diop. A la barre, elle témoigne.

- C’est bien Karim Wade qui m’a donné les instructions et les éléments constitutifs pour créer la dizaine de sociétés visées par l’accusation, affirme-t-elle.

- Avez-vous quelque inimitié contre Karim Wade, le cousin de votre mari ? Lui demande-t-on.

- Non, pas du tout.

- Avez-vous été menacée pour faire cette déposition ?

- Non pas du tout.

- Qui a versé les fonds ?

- Je ne m’en souviens plus.

Pour les avocats de l’Etat, les masques sont enfin tombés. Pour la première fois, le lien entre Karim Wade et les sociétés est établi. Pour ceux de la défense, ce n’est qu’un témoignage sans preuve.

Un peu plus tôt dans la matinée, les avocats de la défense ont, une fois de plus, demandé le renvoi du procès après l’évacuation de Bibo Bourgi.

« Nous sommes les avocats de Karim Wade, nous avons des questions à poser à Bibo Bourgi pour défendre notre client. Si on continue en son absence, on aura le sentiment d’un procès bâclé dans lequel les droits de la défense auront été bafoués », a insisté Maître Madické Niang.

La demande a été rejetée par la cour, ce qui n’a pas surpris Maître Amadou Sall qui venait de déclarer : « J’ai la fâcheuse impression qu’on s’égosille pour rien ».

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