Tunisie

Tunisie: assaut contre une maison occupée par des «terroristes»

Six personnes ont été tuées dans l'assaut donné vendredi 24 octobre par les forces de l'ordre contre une maison près de Tunis, occupée par un groupe armé.
Six personnes ont été tuées dans l'assaut donné vendredi 24 octobre par les forces de l'ordre contre une maison près de Tunis, occupée par un groupe armé. AFP Photo/Fadel Senna

En Tunisie, six personnes, dont cinq femmes, ont été tuées dans un assaut de la police vendredi 24 octobre. Les forces de l'ordre encerclaient une maison située dans la banlieue de Tunis où étaient retranchés des hommes armés, identifiés comme « terroristes », depuis jeudi. Un siège qui aura duré vingt-quatre heures. Dans la matinée, les forces de l'ordre leur avaient posé un ultimatum qui a fini par expirer. Ces événements surviennent dans un «contexte particulier», à deux jours des élections législatives. 

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Avec notre envoyé spécial à Tunis, David Thomson

L’ultimatum a fini par expirer avec un assaut particulièrement violent donné ce vendredi matin, après vingt-quatre heures de siège de la police.

Avec des mégaphones, cette police a plusieurs fois tenté de convaincre les occupants de la maison de faire sortir les femmes et les enfants, ce qui n’a pas été fait. Les forces spéciales sont donc intervenues, ouvrant lourdement le feu pendant près d’une heure sur cette maison avec au final ce bilan très lourd : six morts dont cinq femmes et un enfant blessé. Un autre homme a, quant à lui, était arrêté. Rappelons qu’hier un agent de la garde nationale a été tué par les occupants de cette maison en tentant d’intervenir.

Tout cela a eu lieu dans un quartier relativement résidentiel de la périphérie de Tunis, Oued Ellil, plutôt calme d’ailleurs. Les voisins affirment que cette maison était louée depuis seulement trois mois par des occupants très discrets. Les riverains ont chaleureusement applaudi la police anti-terroriste après l’intervention saluée par des youyous de certaines femmes qui sont allées jusqu’à embrasser les fourgons de police pour les féliciter.

Ces événements surviennent dans un contexte singulier, à deux jours des élections législatives et du vote prévu dimanche. En effet, les autorités tunisiennes craignent justement un attentat le jour du vote destiné à perturber le processus démocratique tunisien.

Pendant trois jours, la Tunisie a d’ailleurs décidé de fermer ses frontières avec la Libye, d’où proviennent presque toutes les armes utilisées par les jihadistes contre les forces de l’ordre en Tunisie.

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