Burkina Faso

Constitution burkinabè: l’ADF/RDA apporte son soutien à la majorité

La modification de l'article 37 autoriserait le président Blaise Compaoré à briguer un nouveau mandat.
La modification de l'article 37 autoriserait le président Blaise Compaoré à briguer un nouveau mandat. RFI
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le bureau politique national de l’Alliance pour la démocratie et la fédération / Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA) a décidé d’appeler ses dix-huit députés « à soutenir le compromis trouvé au sein de la majorité » sur la limitation des mandats présidentiels. Avec ce soutien de taille, l’option d’un référendum pour modifier la Constitution s’éloigne. Le parti au pouvoir augmente ses chances de voir le Parlement procéder à une modification de l’article 37 et ouvrir la voie à une nouvelle candidature du président Blaise Compaoré en 2015.

Publicité

C’est devant le bureau politique national que Gilbert Noël Ouedraogo, le président du parti, a fait cette annonce : « Le secrétariat exécutif national a décidé, à l'unanimité, d'appeler les députés du groupe parlementaire ADF/RDA à soutenir le compromis trouvé au sein de la majorité. »

Pour expliquer cette décision, le parti de l’éléphant estime que la nouvelle version de la Constitution garantit la limitation du nombre de mandats présidentiels - à trois désormais - et consacre définitivement le verrouillage de l’article 37. En prenant cette décision, l’ADF/RDA a fait le choix de « la paix, de la démocratie et de l’alternance de générations », selon Gilbert Noël Ouedraogo.

Pour l’analyste politique Abdoul Karim Sangho, « les carottes sont presque cuites pour l’opposition politique avec ce ralliement officiel. La CFR, l’autre groupe parlementaire de la majorité, n’ayant jamais marqué son opposition au projet de loi. »

Si les consignes de vote sont respectées, la majorité présidentielle se trouvera confortée avec 99 députés et le Parlement procédera à une révision de la Constitution sans passer par un référendum. « De toutes les façons, le président Blaise Compaoré n’a jamais voulu d’un référendum où il n’est pas sûr de gagner. Le vote par les députés est la formule la plus simple pour le parti au pouvoir », souligne Abdoul Karim Sangho.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail