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ONU / Excision

Kenya : l’ONU appelle à mettre fin à l’excision d’ici «une génération»

Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, à Nairobi, le 30 octobre 2014.
Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, à Nairobi, le 30 octobre 2014. REUTERS/Noor Khamis
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Kenya, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a appelé, ce jeudi 30 octobre, à Nairobi, à mettre fin à l’excision – ou mutilations sexuelles des filles et des femmes – « au cours de cette génération, notre génération », a-t-il déclaré. Ban Ki-moon lance ainsi une campagne mondiale contre cette pratique qui touche, d’après l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), plus de 125 millions de femmes dans le monde.

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Mettre fin à l’excision des filles et des femmes, en une génération. C’est le but affiché par Ban Ki-moon. Cette campagne vise à encourager les médias à parler de cette pratique et à la dénoncer.

Plusieurs initiatives ont été lancées dont un prix annuel pour récompenser un journaliste africain traitant de ce problème de manière originale et innovante.

Lors de la conférence de presse du secrétaire général de l’ONU, une victime de l’excision a témoigné de la souffrance endurée. Les conséquences, à long terme, peuvent être très lourdes comme par exemple le risque de stérilité et les complications pendant la grossesse.

Au Kenya, l’excision est passible, depuis 2011, de trois à sept ans de prison ferme ou bien à de la prison à vie en cas de décès de la personne.

Une baisse de 10% en dix ans a été mise en évidence dans la dernière étude démographique sanitaire réalisée en 2008-2009. Cependant, certaines communautés la pratiquent encore massivement comme les Somalis, les Kisiis ou encore les Maasaï portant à un peu moins d’un tiers la proportion de filles excisées qui sont, pour la plupart, âgées entre 12 et 18 ans.

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