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Afrique du Sud

Afrique du Sud: Cyril Ramaphosa «accusé» du massacre de Marikana

Le vice-président sud-africain, Cyril Ramaphosa, le 11 août 2014.
Le vice-président sud-africain, Cyril Ramaphosa, le 11 août 2014. REUTERS/Siphiwe Sibeko
Texte par : RFI Suivre
2 min

En Afrique du Sud, le vice-président Cyril Ramaphosa est à nouveau pointé du doigt pour son rôle dans le massacre de mineurs à Marikana. En août 2012, 30 mineurs, en grève illégale dans une mine de platine, étaient abattus par la police et 70 autres étaient blessés. Le travail de la commission d’enquête touche à sa fin et ce mercredi 12 novembre, lors des plaidoiries, l’avocat des mineurs blessés a de nouveau accusé le vice-président.

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Pour l’avocat des mineurs blessés, Dali Mpofu, une enquête judiciaire doit être ouverte sur le rôle de Cyril Ramaphosa. A l’époque, ce dernier était membre du conseil d’administration de Lonmin, le groupe minier pour lequel travaillaient les mineurs. Il était également un haut cadre du parti au pouvoir.

La veille de la fusillade, le vice-président de la République a notamment envoyé un courrier au ministre de la Police réclamant le recours à la force publique pour rétablir l'ordre. Ramaphosa jugeait que la grève à Marikana prenait une tournure criminelle et méritait une réponse appropriée.

Pour l'avocat des mineurs blessés, maître Dali Mpofu, Cyril Ramaphosa est le responsable numéro un dans cette fusillade. « Si vous n’avez pas l’intention d’accuser M. Ramaphosa, ne prenez pas la peine d’accuser qui que ce soit, parce que vous ne pouvez pas avoir une situation où le responsable de toute la pression politique, l’instigateur des événements qui ont abouti au massacre, ne soit pas tenu pour responsable. Et de ce que je retiens de tous les témoignages, monsieur Ramaphosa est à l’origine de ce massacre », a souligné maître Dali Mpofu.

La commission d’enquête, qui achève son travail jeudi, ne peut toutefois prendre aucune action légale. Son seul pouvoir est de faire des recommandations dans un rapport qu’elle doit rendre d’ici mars de l’année prochaine.

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