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Rwanda

Procès de Kizito Mihigo: comparution de Cassien Ntamuhanga

Cassien Ntamuhanga affirme avoir été enlevé par la police et emmené dans une maison de Gikondo, un quartier de Kigali, dans laquelle il dit avoir été torturé psychologiquement pendant une semaine.
Cassien Ntamuhanga affirme avoir été enlevé par la police et emmené dans une maison de Gikondo, un quartier de Kigali, dans laquelle il dit avoir été torturé psychologiquement pendant une semaine. Arthur Buliva/CC/wikimedia.org

Au Rwanda au second jour du procès du chanteur Kizito Mihigo, un des ses co-accusés, Cassien Ntamuhanga, un journaliste, a accusé la police de l’avoir détenu illégalement une semaine avant l’annonce officielle de son arrestation et de lui avoir extorqué des aveux. Cassien Ntamuhanga est accusé, comme deux autres personnes et le célèbre chanteur rescapé du génocide, notamment de « complicité de terrorisme » et « d’infraction contre le pouvoir établi » en collaboration avec le parti d’opposition en exil du RNC allié avec les rebelles des FDLR.

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D’une voie haute et assurée, Cassien Ntamuhanga a affirmé à la barre avoir été enlevé le 7 avril par la police et emmené dans une maison de Gikondo, un quartier de Kigali, dans laquelle il dit avoir été torturé psychologiquement pendant une semaine. Pour rappel, l’ONG Reporters sans frontières avait dénoncé la semaine du 7 avril la disparition du journaliste. La police rwandaise avait démenti toute implication dans cette disparition et avait affirmé n’avoir arrêté le journaliste que le 14 avril.

Selon le Parquet, dans le procès verbal de la police Cassien Ntamuhanga a avoué. Mais ce vendredi 14 novembre, le journaliste a nié en bloc et a demandé à la cour de ne pas tenir compte de ses aveux. Son avocat a dénoncé un interrogatoire illégal. Le parquet a quant à lui rétorqué que l’accusé n’avait « aucune preuve » de ce qu’il avançait.

Aucune preuve à charge selon la défense

Cassien Ntamuhanga est notamment accusé d’avoir donné de l’argent à une autre prévenue, Agnès Niyibizi afin d’acheter des grenades pour préparer un attentat à Kigali. A la barre le journaliste a assuré qu’il ne s’agissait que d’un prêt pour un des ses amis Gérard Niyomugabo, un écrivain dont le nom revient souvent dans cette affaire et qui, selon ses proches, est disparu depuis avril.

Cassien Ntamuhanga a également assuré connaître, depuis les bancs de l’école, un dénommé Sankara, présumé membre du RNC et d’avoir, comme Kizito Mihigo, échangé avec lui par Internet. Mais que jamais il n’avait souhaité renverser le gouvernement rwandais. L’avocat du journaliste a déclaré que l’accusation n’avait aucune preuve contre son client.

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