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Niger

A Niamey, 220 policiers grévistes révoqués

Une manifestation à Niamey, la capitale nigérienne, en 2010.
Une manifestation à Niamey, la capitale nigérienne, en 2010. Boureima HAMA / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Pour avoir osé faire grève, les policiers municipaux de la ville de Niamey ont écopé de lourdes sanctions : ils ont tous été licenciés.

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Avec notre correspondant à Niamey

La ville de Niamey se réveille ce samedi 15 novembre sans police municipale. Les 220 agents ont tous été révoqués par un arrêté du préfet maire de la ville, Assane Seydou.

Les autorités municipales reprochent aux agents le déclenchement d’une grève de 48 heures sans service minimum, l’interruption du service public et la destruction de biens.

La grève, violemment réprimée par la brigade d’intervention de la police, a fait de nombreux blessés parmi les agents municipaux et quelques dizaines de personnes sont toujours en garde à vue, selon le syndicat.

Aucune indemnité de licenciement

Dans son arrêté de révocation, le préfet maire va plus loin dans les sanctions : les 220 policiers municipaux révoqués ne peuvent prétendre à aucune indemnité de licenciement. Quant à la direction de la police municipale, elle donne un délai de 48 heures aux agents pour qu’ils rendent leur dotation.

Depuis la révocation des 220 agents, les bâtiments de la municipalité sont gardés par un détachement de la police nationale. Les quelques agents encore en liberté ont trouvé refuge à la CDTN, la Confédération démocratique des travailleurs nigériens.

Les agents de la police municipale, qui revendiquaient de meilleures conditions de vie, et de travail se retrouvent aujourd’hui au chômage.

Une réunion autour du ministre de l’Intérieur est prévue ce lundi 17 novembre pour tenter de désamorcer la crise entre le maire et sa police municipale.

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