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Kenya/Réseaux sociaux

« Ma robe, mon choix » dans les rues de Nairobi ?!

La manifestation #mydressmychoice dans les rues de Nairobi, le 17 novembre.
La manifestation #mydressmychoice dans les rues de Nairobi, le 17 novembre. @Reuters
Texte par : Thomas Bourdeau Suivre | AFP
2 min

Le débat sur les tenues vestimentaires appropriées enflamme les rues de Nairobi au Kenya. Un débat déclenché après l'agression, du fait de sa tenue légère, d’une femme la semaine dernière. Il y a désormais les pour et les contre la liberté de choix dans les tenues à Nairobi.

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Des centaines de Kényans ont manifesté lundi à Nairobi pour protester contre l’agression d’une jeune femme qui portait une mini-jupe. Ils souhaitaient défendre le droit des femmes à porter les vêtements qu’elles veulent. Sur les images de la vidéo qui a mis le feu aux poudres, on pouvait voir des chauffeurs de minibus arracher les vêtements d’une jeune femme, après lui avoir dit que sa jupe était trop serrée et trop courte.

#mydressmychoice « Ma robe, mon choix »

C’est aussi sur les réseaux sociaux que l’action s’est déroulée depuis plusieurs jours, comme bien souvent parfois. Via le hashtag #mydressmychoice « Ma robe, mon choix » les personnes choquées par l’agression dont avait été victime la jeune femme criaient leur solidarité et leur incompréhension. Voir ci-dessous.

L’une des organisatrices de la marche d’hier, Ruth Knaust, sur la radio Capital FM expliquait :  « La violence touche les femmes, les hommes, les garçons, les filles, et si elle continue à se répandre, elle nous privera de relations saines. » Une banderole de la manifestation réclamait : « Dignité, respect et justice pour tous ». Des hommes ont aussi pris part à la manifestation.

#NudityIsNotMyChoice « la nudité n’est pas mon choix »

Mais un autre hashtag avait vu le jour #NudityIsNotMyChoice « la nudité n’est pas mon choix », appelant à plus de sobriété vestimentaire et devenant une sorte de contrepoint du mouvement. Une contre-manifestation s’est d’ailleurs déroulée hier lundi, pour demander aux femmes de porter des tenues plus sobres. Le centre-ville s’en est trouvé un temps paralysé.

Les services du procureur général kényan ont affirmé que la vidéo de l’agression serait examinée « dans le but d’identifier, d’appréhender et d’immédiatement poursuivre en justice les auteurs de cet incident odieux ». Le portrait d’un des agresseurs présumés se vantant de ses actes sur Facebook se partageait sur les réseaux sociaux.

 

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