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Togo

Togo: marches pour et contre toute révision constitutionnelle

Lomé, capitale du Togo.
Lomé, capitale du Togo. DR
Texte par : RFI Suivre
2 min

Au Togo, les débats autour d'une éventuelle révision de la Constitution sur la limitation des mandats présidentiels sont nombreux. Deux manifestations se tiennent ce vendredi 21 novembre à Lomé. L'une à l'appel de l'opposition, plus précisément à l'appel du Combat pour l’alternance politique en 2015 (CAP 2015). L'autre manifestation rassemble les partisans du pouvoir, à savoir les militants du parti UNIR et des associations qui lui sont proches.

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Les partisans du pouvoir se sont réunis ce vendredi pour le meeting de clôture de leur marche sur la plage alors que les opposants ont défilé dans les rues de Lomé, avant d'être repoussés par les gendarmes qui ont fait usage de gaz lacrymogènes, alors qu'ils tentaient de marcher vers l'Assemblée. Au coeur des slogans des uns et des autres, la préparation de l'élection présidentielle de l'année prochaine.

Les manifestants du CAP 2015 appellent à une série de réformes avant le scrutin. Et notamment à un retour à la limitation du nombre de mandats avec effet immédiat. « Nous souhaitons des réformes institutionnelles et constitutionnelles tels que la limitation des mandats, le mode de scrutin à deux tours, car nous sommes toujours à un seul tour au Togo, ainsi que la réforme des institutions qui interviennent dans le processus électoral. L’objectif est d’avoir une transparence de la prochaine élection présidentielle. Nous demandons à ce que la limitation des mandats présidentiels soit applicable immédiatement », détaille Eric Dupuy, le secrétaire national à la communication de l'ANC, l'Alliance nationale pour le changement.

Du côté du pouvoir, les manifestants appellent au respect des textes. Les responsables de l’Union pour la République (UNIR) accusent l'opposition de réclamer la limitation du nombre de mandats simplement pour écarter le président sortant, Faure Gnassingbé, de la compétition. « Notre manifestation, c’est pour dire que le parti UNIR est pour des réformes dans la légalité. Le parti UNIR est favorable à une limitation des mandats. La preuve en est que le projet de loi qui a été introduit la dernière fois est basé là-dessus. Le problème, c’est que l’opposition veut s’en servir pour écarter notre mandat. Mais la loi n’est pas rétroactive », défend Pierre Lamadokou, chargé de communication pour le parti présidentiel.

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