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Ebola/Mali

Ebola: avec l'ONU, le Mali s’engage dans la riposte rapide

Des travailleurs de santé dans un centre de traitement de Bamako, le 13 novembre 2014.
Des travailleurs de santé dans un centre de traitement de Bamako, le 13 novembre 2014. REUTERS/Joe Penney
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les Nations unies viennent d'ouvrir un bureau pour la riposte rapide contre Ebola au Mali. Outre le renforcement de la lutte à l'intérieur du pays, en amont, la synergie doit être engagée entre autorités maliennes et celles de Guinée, d'où sont venus les cas de contagion. Quant à une éventuelle fermeture des frontières avec le voisin guinéen, la classe politique malienne reste divisée sur la question.

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Le docteur Fall quitte ses fonctions de représentant de l’Organisation mondiale de la santé au Mali pour prendre du galon. Il est désormais le chef de la mission des Nations unies pour la riposte rapide contre Ebola au Mali. Il explique ses priorités : « Tant que le problème est en Guinée, le Mali sera toujours un risque, analyse-t-il. Donc, il est important que des actions conjointes se mettent en place en amont. »

Une rencontre frontalière est prévue avant la fin de la semaine entre les autorités sanitaires du Mali et de la Guinée. « Ce qui est clair, poursuit le docteur Fall, c’est qu’on ne peut pas arrêter le passage des populations. Ce n’est même pas recommandé par le règlement sanitaire international. De même, nous devons nous assurer que les personnes qui sont considérées comme étant en contact de part et d’autre, ne traversent la frontière sans être identifiées. »

Et pour y parvenir, l’ONU aidera la Guinée à installer bientôt un dispositif de contrôle du côté de sa frontière. Ce dispositif existe déjà du côté malien. Reste le point des contagions au Mali. « Au total, explique le chef du tout nouveau bureau, nous avons huit cas, dont sept confirmés et un probable (décédé, NDLR). Et parmi ces huit, nous avons eu six décès et deux personnes qui sont actuellement prises en charge. » Et de rassurer malgré tout : « Je pense que nous sommes sur la bonne voie pour arrêter la transmission, mais il ne faut pas s’arrêter là. Il faut prévoir tous les scénarii possibles et se préparer en conséquence. »

La fermeture de la frontière avec la Guinée crée la polémique

Quelque 288 personnes sont actuellement sous surveillance sanitaire au Mali, liées à la seule chaîne de transmission d'un imam décédé le 27 octobre à la clinique Pasteur de Bamako. Dans un tel contexte, la question de la fermeture, ou plutôt de la non fermeture de la frontière avec la Guinée, suscite un début de polémique. « Les interrogations sont légitimes, reconnaît le ministre malien de la Communication Mahamadou Camara, mais certains essaient d’en faire une opportunité politique. »

Une allusion très claire aux propos du leader de l’opposition, Soumaïla Cissé, qui préconise de fermer temporairement la frontière entre le Mali et la Guinée afin d’éviter de nouveaux cas d’Ebola. Mais les autorités maliennes préfèrent renforcer les contrôles entre les deux pays. « Lorsque vous contrôlez le passage, explique Mahamadou Camara, vous avez la possibilité de tester les gens, de savoir s’ils sont à risque ou pas, et éventuellement d’appliquer les mesures nécessaires. Lorsque la frontière est fermée, vous prenez le risque que les gens cherchent à passer sans contrôle, sans qu’ils soient identifiés. »

Dans un communiqué, Bamako rappelle que la fermeture de la frontière n’est « pas recommandée » par l’Organisation mondiale de la santé, et qu’elle est même « fortement déconseillée » par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Toujours selon les autorités maliennes, la fermeture de cette frontière « inciterait implicitement les autres pays à faire de même avec le Mali » et condamnerait le pays à une « asphyxie » économique.

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