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Mali / Onu

Mali: consensus régional sur la nécessité de renforcer la Minusma

Un véhicule des casques bleus de la Minusma à Bamako.
Un véhicule des casques bleus de la Minusma à Bamako. Pierre René-Worms/RFI
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La question du renforcement de la force onusienne au Mali est revenue sur la table au cours du sommet de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ce week-end. Les chefs d'Etats du Mali et du Niger ont plaidé ouvertement pour que la mission des Nations unies au Mali, la Minusma, puisse être mieux dotée techniquement et humainement pour lutter efficacement contre les attaques terroristes de plus en plus nombreuses au nord du Mali.

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Début octobre à Niamey, les pays contributeurs de troupes de la Minusma avaient tiré la sonnette d'alarme. La lutte contre les jihadistes nécessite une Minusma renforcée. Et ce week-end à Dakar, le président du Niger Mahamadou Issoufou a à nouveau plaidé pour une force onusienne plus efficace : « Il y a des forces qui sont en présence qui doivent mutualiser leurs moyens. Ces forces, c’est la Minusma, c’est l’opération Barkhane, ces forces aussi c’est un peu les armées des pays voisins du Mali. Toutes ces forces doivent trouver une synergie afin de lutter plus efficacement contre le terrorisme. »

Ramtane Lamamra, le ministre algérien des Affaires étrangères, a par le passé été chargé de ces questions de maintien de la paix au sein de l'Union africaine. Pour lui, les forces onusiennes se trouvent désormais confrontées à des guerres asymétriques et à des crimes transnationaux organisés.

« Plus de muscles »

Il est donc urgent d'innover pour s'adapter. « Plus de moyens, plus d’équipements, peut-être des unités mieux rompues, de type forces spéciales, plutôt que des opérations statiques, estime Ramtane Lamamra. En tout cas, beaucoup plus de muscles en termes de mandats, de moyens, de formations et de commandements aussi. »

Les autorités maliennes auraient souhaité que les Nations unies dotent la Minusma de brigades d'intervention, comme c'est le cas avec la Monusco en République Démocratique du Congo. Une demande rejetée jusque-là par le Conseil de sécurité de l’ONU.

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