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Otage/Yémen

Emoi en Afrique du Sud après la mort de l'otage Pierre Korkie au Yémen

Johannesbourg, le 16 janvier 2014. Yolande Korkie, épouse de Pierre Korkie, tient une conférence de presse pour appeler à la libération de son mari.
Johannesbourg, le 16 janvier 2014. Yolande Korkie, épouse de Pierre Korkie, tient une conférence de presse pour appeler à la libération de son mari. AFP PHOTO/MARCO LONGARI
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L’émotion est certaine après la mort de l’otage Pierre Korkie au Yémen, tué par ses ravisseurs alors qu'une opération commando tentait de le libérer. Enseignant de 56 ans, il avait été capturé en mai 2013 avec sa femme Yolande qui avait pu être libérée en janvier dernier. Pour l’instant, les autorités sud-africaines se font discrètes, mais de nombreux anonymes ont fait part de leur tristesse.

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Les messages de condoléances, et les témoignage émus se multipliaient samedi soir en Afrique du Sud, sur les réseaux sociaux. L’émotion est d’autant plus vive qu’on a appris que la libération de l’otage sud-africain pouvait être actée dès ce dimanche. Car après des mois d’âpres négociations, un accord venait d’être trouvé selon Imtiaz Soolimane, fondateur de l’association Gift of the Givers. « Le 26 novembre, al-Qaïda nous a garanti que Pierre serait libéré bientôt, explique Imtiaz Soolimane à RFI. Sa libération devait finalement avoir lieu ce dimanche… Et il devait être libéré vivant! Mais malheureusement, il y a eu cet incident, c’est vraiment tragique… »

Le fondateur de l’association Gift of Givers affirme que les derniers arrangements logistiques étaient en cours et que le gouvernement sud-africain avait déjà produit les documents nécessaires pour faciliter le retour de l’otage.

« Ramener Pierre à la maison »

Dans la nuit de vendredi à samedi, Imtiaz Soolimane et Yolande Korkie se parlent et échange plusieurs SMS. « Samedi matin à 5h59, je lui ai dit que nous y étions presque et qu’on allait ramener Pierre à la maison, mais bien entendu elle était très inquiète. Elle avait peur que quelque chose se passe mal… et pour être honnête, j’ai eu moi aussi un pressentiment parce que je savais qu’al-Qaïda avait donné un ultimatum aux Américains et qu’ils menaçaient d’exécuter leur otage ».

Mais quelques heures plus tard, un proche de Pierre Korkie l’apppelle pour lui annoncer la mort de l’otage. L’information lui est confirmée par un négociateur de la police sud-africaine. « Je ne peux pas tenir les Etats-Unis pour responsables de la mort de Pierre. Ils ont fait ce qui était dans leur intérêt. Ils devaient aller sauver leur otage… C’est malheureux car nos négociations venaient d’aboutir. Peut être que si ils avaient su, ça se serait passé différemment. Je ne peux pas savoir ».

Les Etats-Unis ne peuvent être « blâmés »

Alors qu’une partie de l’opinion publique sud-africaine réclame des explications à Barack Obama, Imtiaz Soulimane estime quant à lui que les Etats-Unis ne doivent pas être « blâmés » dans cette affaire.

Dans un SMS envoyé à l’association Gift of the Givers, la femme de Pierre Korkie se dit dévastée par la nouvelle. « Je suis mal, car je lui avais promis qu’il serait de retour pour Noël, se lamente Imtiaz Soulimane. Elle avait énormément d’espoir, et elle a été très forte… oui ça fait mal au cœur… mais ce sont des drames qui arrivent sur un terrain de guerre ».

En Afrique du Sud on attend désormais que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que le corps de Pierre Korkie soit rapidement rapatrié.

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