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Afrique du Sud / Yémen

Afrique du Sud: rapatriement attendu du corps de l’otage Pierre Korkie

Johannesbourg, le 16 janvier 2014. Yolande Korkie, épouse de Pierre Korkie, tenait une conférence de presse pour appeler à la libération de son mari.
Johannesbourg, le 16 janvier 2014. Yolande Korkie, épouse de Pierre Korkie, tenait une conférence de presse pour appeler à la libération de son mari. AFP PHOTO/MARCO LONGARI
Texte par : RFI Suivre
2 min

Le corps de Pierre Korkie, otage d’al-Qaïda en Péninsule arabique (Apqa) tué au Yémen, doit être rapatrié, ce lundi 8 décembre, dans son pays. Pierre Korkie est mort lors d’une opération américaine pour libérer un otage américain également en captivité. Deux jours après l’opération ratée, des détails commencent à émerger autour des circonstances de son décès.

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Selon les autorités américaines, les deux otages - le Sud-Africain Pierre Korkie et l’Américain Luke Somers - ont été tués par leurs ravisseurs. La presse sud-africaine révèle que le commando américain était à une centaine de mètres du bâtiment dans lequel se trouvaient les otages, quand les ravisseurs ont été alertés par un chien qui s’est mis à aboyer. S’en est suivi un échange de tirs de plus d’une demi-heure entre le commando et les membres d’al-Qaïda durant lequel ils auraient abattu les deux otages.

En Afrique du Sud, le choc est d’autant plus important que, selon l’ONG Gift of the Givers qui négociait la libération de Korkie, celle-ci était imminente.

« Nous ne savions pas »

L’ambassadeur américain dans le pays, Patrick Gaspard, a justifié l’opération spéciale expliquant que les ravisseurs menaçaient d’exécuter l’otage américain dans les 72 heures, avant d’ajouter que « le gouvernement américain n’était absolument pas au courant de négociations entre l’ONG et les preneurs d’otage d’al-Qaïda. Nous ne savions pas non plus que Pierre Korkie était détenu dans la même pièce que Luke Somers. »

Les ravisseurs de Pierre Korkie réclamaient une rançon de plus de 2,5 millions d’euros, que Pretoria se refusait de verser et que ses proches n'avaient pu réunir. Toujours selon l'ONG Gift of the Givers, plus de 150 000 euros récoltés auprès de proches devaient être versés à des intermédiaires.

La famille de Pierre Korkie s'est refusée à polémiquer sur les circonstances de sa mort après un an et demi de captivité. « Nous avons choisi de pardonner », a indiqué sa femme dans un communiqué. Son corps devait arriver dans la soirée, en toute discrétion, ses proches ayant demandé de préserver l'intimité familiale.

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