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Afrique du Sud

Afrique du Sud: le corps de l’otage tué au Yémen rapatrié

Yolanda Korkie, veuve de l’otage sud-africain tué au Yémen, lors d’une conférence de presse, ce mardi 9 décembre, suite au rapatriement de la dépouille de son époux.
Yolanda Korkie, veuve de l’otage sud-africain tué au Yémen, lors d’une conférence de presse, ce mardi 9 décembre, suite au rapatriement de la dépouille de son époux. MUJAHID SAFODIEN / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 min

Le corps de l’otage sud-africain Pierre Korkie, tué au Yémen samedi dernier, a été rapatrié ce mardi 9 décembre aux premières heures de la journée. Korkie est décédé lors d’une opération américaine pour libérer un otage américain, Luke Somers, également aux mains d'al-Qaïda dans la péninsule arabique. Le Sud-africain avait été capturé, en mai 2013, dans le sud-ouest du Yémen et a passé dix mois en détention. Dans la matinée, sa femme a tenu une conférence de presse pour remercier tous ceux qui l’ont aidée.

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C’est une femme brisée qui s’est exprimée devant la presse ce mardi matin quelques heures après l’arrivée du corps de son mari. Yolande Korkie avait elle aussi été kidnappée avec son époux en mai 2013. Elle avait été libérée huit mois plus tard.

Accompagnée de ses deux enfants, la voix étranglée d’émotion, elle a remercié tous ceux qui l’avaient aidée et a indiqué qu’elle ne regrettait rien. A l’époque, Pierre Korkie enseignait et Yolande aidait dans des hôpitaux. « Est-ce que nous regrettons ? Non. On ne peut jamais regretter quand on a vécu avec des gens qui n’ont rien. C’était la volonté de Dieu. Il y a eu des moments incroyables. J’ai appris de lui que tout être humain a quelque chose à donner. Il voyait du potentiel chez tout le monde et était capable de le faire ressortir. Et nous avons appris de lui le pardon. S’il y avait une chose à retenir aujourd’hui, c’est cela », a déclaré Yolande Korkie.

La famille de Pierre Korkie s'est refusée à polémiquer sur les circonstances de sa mort, malgré l’opération de sauvetage ratée. « Nous avons choisi de pardonner », a indiqué sa femme. Côté gouvernement, pas de polémique non plus. Pretoria a rappelé « avoir pris de nombreuses initiatives » pour obtenir la libération de l’otage, mais a toujours refusé de payer les 2,5 millions d’euros de rançon demandés.

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