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Burkina Faso

Burkina Faso: une commémoration de l'indépendance un peu particulière

Boukary Kaboré, dit «Le Lion», compagnon d'armes de Thomas Sankara, s'est réjoui que le Burkina soit désormais «libéré d'un tyran».
Boukary Kaboré, dit «Le Lion», compagnon d'armes de Thomas Sankara, s'est réjoui que le Burkina soit désormais «libéré d'un tyran». ©RFI/ Delphine Michaud
Texte par : RFI Suivre
2 min

Le Burkina a célébré ce jeudi 11 décembre le 54e anniversaire de son accession à la souveraineté nationale. Une commémoration marquée par un défilé militaire et civil dans la ville de Dédougou, à 270 km à l’ouest de la capitale. Cette célébration est considérée comme la première célébration de la vraie indépendance du pays, après la chute du président Blaise Compaoré.

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Cette parade civile et militaire a duré trois heures. Si la tâche n’était qu’un simple jeu pour les forces de sécurité et de défense, ce n’était pas le cas pour les civils qui avaient du mal à suivre le rythme de la cadence imposée par la fanfare de la gendarmerie nationale. Mais à la fin, la satisfaction des spectateurs et des invités était de mise.

« C’est vraiment notre première vraie indépendance ! », s'est ainsi réjoui un homme. « Si, pendant longtemps, certains ont pensé, au vu des récents événements, que l’on pouvait avoir une fête au rabais, eh bien la fête était très belle. Il y a eu une adhésion massive de la population », a assuré un autre.

Pour Topan Sané, fils de la région et ancien directeur de cabinet du président Blaise Compaoré, la machine étant déjà lancée, il fallait relever le défi. « Dès lors qu’on a lancé les travaux, il fallait y croire. On a quand même fait des réalisations qui méritent d’être saluées. Nous avons tenu à la fête, au bonheur des fils de la boucle du Mouhoun et au bonheur du Burkina Faso », a-t-il souligné.

Pour certains acteurs de la classe politique cette commémoration revêt un sens particulier, celui de la véritable indépendance du Burkina Faso. « C’est une joyeuse fête pour moi, parce qu’au moins, on est libérés d’un tyran. Il y a de quoi être heureux, même si le défilé n’était pas bon… On va l’améliorer ; il faudrait que les civils apprennent à marcher au pas », a déclaré, à RFI, Boukary Kaboré dit « Le lion », ancien compagnon d’armes de Thomas Sankara.

Face à la menace de la fièvre à virus Ebola, aucune armée des pays voisins n’a participé à cette célébration.

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