Accéder au contenu principal
RDC / ONU

RDC: les FDLR mettent des conditions à leurs prochaines redditions

Reddition de militants du FDLR, à Kateku, dans l'est de la RDC, le 30 mai 2014.
Reddition de militants du FDLR, à Kateku, dans l'est de la RDC, le 30 mai 2014. REUTERS/Kenny Katombe
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En RDC, trois semaines avant la fin de l’ultimatum du 2 janvier, le désarmement des FDLR n’avance que très lentement. Les163 ex-combattants qui ont choisi de rendre leurs armes sont désormais avec leurs familles dans le camp de Kisangani. Mais depuis, aucune nouvelle vague de désarmement des FDLR n’a eu lieu.

Publicité

En tout, 163 ex-combattants – ainsi que 125 femmes et 399 enfants – des Forces de libération démocratiques du Rwanda sont désormais à Kisangani, en province orientale. Six cent quatre-vingt-sept personnes au total, un chiffre bien faible par rapport aux 1 500 combattants qui, selon les Nations unies, se cachent encore dans la forêt congolaise. Surtout, depuis leur arrivée dans ce camp, aucune nouvelle vague de désarmement n’a eu lieu. Les deux camps de transit au Nord et au Sud-Kivu censés accueillir ces nouveaux venus sont toujours vides.

Du côté des FDLR, on temporise. Dans un courrier du 6 décembre, le groupe armé promet de nouvelles redditions dès lundi prochain. Ces nouvelles arrivées sont néanmoins conditionnées à la sécurité pour le transport et dans les camps assurée par les casques bleus et l’armée congolaise. Dans ce courrier, les FDLR se plaignent également des conditions de vie dans le camp de Kisangani. Des conditions qu’elles jugent déplorables. Il y a eu des problèmes d’eau les premiers jours, confirme la mission de l’ONU au Congo, mais depuis des mesures ont été prises : la pompe à eau fonctionne et un château d’eau est en construction.

Pour l’ONU, ces réclamations sont une façon de gagner du temps, alors que le compte à rebours est en marche. Elle leur a donné jusqu’au 2 janvier pour désarmer. D'ici là, la Monusco n'exclut pas de mettre davantage de pression sur les combattants en faisant voler ses hélicoptères de combat à basse altitude. Une énième tentative d’accélérer ce processus de désarmement poussif.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.