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Tunisie

Présidentielle tunisienne: un entre deux tours musclé

Moncef Marzouki et Beji Caïd Essebsi sont les deux candidats au second tour des élections présidentielles tunisiennes du 12 décembre prochain.
Moncef Marzouki et Beji Caïd Essebsi sont les deux candidats au second tour des élections présidentielles tunisiennes du 12 décembre prochain. AFP PHOTO / FADEL SENNA
Texte par : RFI Suivre
2 min

La campagne d'entre deux tours s’annonce tendue en Tunisie avant le vote pour la présidentielle du 21 décembre prochain. L'instance chargée d'organiser l'élection présidentielle en Tunisie (ISIE) a annoncé avoir envoyé un avertissement au président Moncef Marzouki pour avoir « mis en doute l'intégrité des élections ». Depuis le premier tour, le camp Marzouki multiplie les accusations contre son rival Beji Caïd Essebsi et accuse les médias tunisiens de la favoriser.

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Dès le soir du premier tour, l'entourage de Moncef Marzouki faisait part de ses craintes d'irrégularités. Avant la publication des résultats officiels, les cadres du CPR, le parti du président sortant, et ceux de Nida Tounes disputaient les premières estimations.

Finalement, Moncef Marzouki est deuxième, six points derrière son rival. Un rival avec lequel les tensions se multiplient pendant la campagne d'entre deux tours. Beji Caïd Essebsi accusant son concurrent d'avoir été soutenu par les islamistes, les salafistes et même les jihadistes. Moncef Marzouki de son côté a dénoncé qu’Essebsi n'est que le reflet du retour de l'ancien régime de Ben Ali. Ces derniers jours, le camp de Marzouki s'en est pris aux médias, qui selon lui diffuseraient des mensonges sur son compte et soutiendraient son adversaire qui monopoliserait l'espace médiatique.

Vendredi 12 décembre, le porte-parole de Moncef Marzouki est allé jusqu'à accuser Beji Caïd Essebsi de favoriser la consommation de drogue. Mais c'est pour avoir mis en garde contre des fraudes que le camp Marzouki s'est vu envoyer la veille un avertissement de l'ISIE, instance supérieure des élections. « Sans fraude, ils ne gagneront pas », avait déclaré le président sortant sur une radio tunisienne. Pourtant, tous les observateurs tunisiens ou internationaux ont salué le bon déroulement du scrutin lors du premier tour.

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