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Serge Lazarevic pense avoir été libéré contre rançon

L'ancien otage Serge Lazarevic, sur le plateau de France 2, le 13 décembre 2014.
L'ancien otage Serge Lazarevic, sur le plateau de France 2, le 13 décembre 2014. France 2
Texte par : RFI Suivre
2 min

C'est le premier témoignage de Serge Lazarevic sur ses conditions de captivité depuis sa libération, mardi 9 décembre. L'ex-otage français au Mali était invité samedi soir au 20 heures de France 2. Aux côtés de sa fille Diane, qui s'est battue pendant trois ans pour sa libération, l'homme raconte pourquoi il était parti au Mali, puis sa longue détention, et sa liberté retrouvée.

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C'est un homme peu bavard et essoufflé qui parle aux côtés de sa fille Diane. « Je vais bien », commence-t-il, mentionnant toutefois « quelques problèmes de santé, de métabolisme ».

Ce que Serge Lazarevic apprécie le plus aujourd'hui, et ce sur quoi il est le plus loquace, c'est sa liberté et « l'humanité des gens ». « Je ne savais plus qui j'étais », « je n'étais plus un être humain », explique-t-il lentement. « Il n'y a plus de repères, on est privé de tout », « le temps s'est arrêté le jour où j'ai été enlevé ». Il dit avoir passé du temps « enchaîné, les mains derrière le dos, les chevilles enchaînées ».

Au sujet de son ami Philippe Verdon et compagnon d'infortune pendant environ quinze mois, mort par la suite, il dit en avoir « été séparé » au moment de l'intervention française au nord du Mali car « on était au milieu ». « On ne s'est plus revu, j'ai appris sa mort au premier jour de ma libération ».

Interrogé sur les motivations de ses ravisseurs, il a répondu : « je pense que c'était des hommes qui attendaient une rançon - ça, la religion, je ne sais pas... » A la question de savoir ce qui avait déclenché sa libération, il répond : « Oui, je crois que c'est de l'argent. Les gens qui prennent des gens en otages, c'est pour de l'argent, c'est financier. »

Alors que le ministre malien de la Justice Mohamed Ali Bathily a reconnu vendredi que quatre prisonniers avaient été libérés en échange de M. Lazarevic, l'ex-otage a indiqué : « Je n'y ai même pas réfléchi, j'essaie de ne plus penser à ça, parce que ça me tire vers le bas. »

Quant aux suspicions émises lors de sa captivité sur ses activités, il a nié avoir été « barbouze » : « Je ne sais même pas ce que c'est [...] Je suis ouvrier du bâtiment, j'ai travaillé aussi dans la sécurité et comme maître d'oeuvre (...) Ce sont mes seules fonctions (...) J'étais là-bas pour une cimenterie qui devait être mise en place », a-t-il dit.

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