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Burkina Faso

Burkina Faso: silence de la classe politique après la suspension du CDP

Le président de la transition burkinabè Michel Kafando après sa prestation de serment, le 21 novembre 2014.
Le président de la transition burkinabè Michel Kafando après sa prestation de serment, le 21 novembre 2014. REUTERS/Joe Penney
Texte par : RFI Suivre
1 min

Au Burkina Faso, le ministère de l'Administration territoriale a officiellement annoncé lundi la suspension du CDP, le parti de Blaise Compaoré. Même chose pour la Fedap-BC, une association de soutien à l'ancien président et l'ADF-RDA, formation qui avait pris position en faveur du projet de modification constitutionnelle. Dans le communiqué des autorités, il est reproché à ces organisations « des activités incompatibles avec la loi portant charte des partis et formations politiques ». Très prompts dans le passé à s'exprimer pour soutenir le président Compaoré, ces partis restent pour le moment bien silencieux.

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Silence radio ou presque. Tous les cadres du Congrès pour la démocratie et le progrès, l'ex-parti de Blaise Compaoré, que nous avons joints refusent de s'exprimer officiellement. « A chaque fois que nous parlons à la radio, ça se finit en prison », estime l'un d'eux. « Nous nous sommes excusés, mais visiblement ces excuses ne suffisent pas », ajoute un autre.

Un troisième ne s'exprime que via SMS. Et à la question : souhaitez-vous réagir à la suspension provisoire du Congrès pour la démocratie et le progrès ? La réponse est lapidaire : « Merci et bonne journée ».

La posture est la même au sein de l'ADF-RDA, parti de l'ex-majorité présidentielle. L'un des leaders de l'Alliance pour la démocratie et la fédération -Rassemblement démocratique africain, qui demande avant tout l'anonymat indique : « Nous avons appris cette nouvelle par voie de presse, aucun document officiel n'a été transmis officiellement au parti donc nous attendons de voir concrètement ce que l'on nous reproche ».

Un second est plus incisif : « La transition parlait de réconciliation nationale, mais avec cette suspension, le président Michel Kafando et le Premier ministre Isaac Zida ne créent qu'une chose : de fortes tensions ».

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