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Sénégal

Corruption au Sénégal: report du procès de l'ex-directeur du cadastre

Tahibou Ndiaye, l’ex-directeur du cadastre, est accusé d’avoir organisé la dilapidation du foncier à Dakar.
Tahibou Ndiaye, l’ex-directeur du cadastre, est accusé d’avoir organisé la dilapidation du foncier à Dakar. RFI/Paulina Zidi
Texte par : RFI Suivre
2 min

Le procès de l’ex-directeur du cadastre Tahibou Ndiaye a été renvoyé au 9 mars. La décision a été prise ce mardi 16 décembre par la cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), après 2 jours d’audiences. Sa fortune est évaluée à 4 milliards FCFA (6 millions d’euros). Comme pour le procès Karim Wade, ces premières audiences sont consacrées à des batailles de procédure.

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Avec notre correspondante à Dakar, Carine Frenk

Les avocats de la défense demandent l’annulation de toute la procédure, notamment parce que l’instruction a dépassé le délai impératif de six mois, comme le prévoit la loi. « Tout ce qui a été fait au-delà de ce délai est nul et non avenu », expliquent-ils à la barre, y compris l’arrêt de renvoi. Des exceptions jugées irrecevables par l’accusation, qui répond que le délai n’est qu’indicatif.

Dans la salle, c’est le silence. Le box des accusés est vide puisque, contrairement à Karim Wade, Tahibou Ndiaye comparaît libre. La salle d’audience est quasiment vide elle aussi, l’ambiance moins électrique.

Montrer que Karim Wade n’est pas le seul visé

Pourtant, selon un avocat de l’Etat, c’est un dossier important. L’ancien patron du cadastre, est soupçonné de s’être enrichi, d’avoir enrichi des membres de sa famille et surtout d’avoir organisé la dilapidation du foncier à Dakar, en attribuant des parcelles à des hommes politiques ou des hommes d’affaires proches du pouvoir de l’époque.

« Tout cela est faux », rétorque l’un des défenseurs du fonctionnaire, la preuve c’est qu’on ne lui attribue que quelques immeubles dont la valeur est surestimée. D’ailleurs pour les avocats de la défense, cette affaire n’existe que pour montrer que Karim Wade n’est pas le seul à être visé par la Cour de répression de l’enrichissement illicite. Le procès du fils de l'ancien président, lui, doit reprendre quant à lui le lundi 22 décembre.

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