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Soudan du Sud

Soudan du Sud: reprise des négociations compliquée à Addis-Abeba

Le chef rebelle Riek Machar et le président sud-soudanais, à Addis-Abeba, lors de la signature de l'accord de paix, le vendredi 9 mai 2014.
Le chef rebelle Riek Machar et le président sud-soudanais, à Addis-Abeba, lors de la signature de l'accord de paix, le vendredi 9 mai 2014. REUTERS/Goran Tomasevic
Texte par : RFI Suivre
2 min

Les négociations de paix sur le Soudan du Sud ont repris, jeudi 18 décembre, à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne. Après un mois et demi de pause durant lequel les parties en conflit ont pu consulter leur base au pays, ces discussions s’annoncent compliquées. L’opposition au président Salva Kiir arrive en effet avec de nouvelles positions qui rendent un terrain d’entente difficile après déjà plus d’un an de crise. Et pendant ce temps, sur le terrain, le cessez-le-feu continue d’être violé régulièrement par les deux camps.

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Les négociations ont démarré avec un jour de retard. Et dès l’ouverture, l’IGAD, l’organe régional assurant la médiation, a prévenu qu’elle voulait que ce round de discussion soit court pour ensuite laisser place aux célébrations de Noël. Pourtant, les facteurs de blocage sont clairement identifiés depuis vendredi dernier et les résolutions annoncées par l’opposition à l’issue d’une conférence organisée à Pagak, l’un de ses bastions.

Les rebelles remettent explicitement en cause le partage du pouvoir qui devait être mis en place au sein d’un gouvernement de transition d’unité nationale. Certes, le poste de Premier ministre leur est promis, et devait revenir à Riek Machar, l’ancien vice-président qui dirige leur mouvement depuis le début. Mais les participants à la conférence de Pagak ont décidé que leur leader devait être le chef exécutif de la transition, laissant au président Salva Kiir la seule charge de chef d’État, aux fonctions honorifiques.

Une prétention qui ne devrait évidemment pas convenir au pouvoir de Juba et qui laisse donc planer un gros doute sur l’efficience des discussions à venir. Lors des discours d’introduction, l’IGAD s’est en tout cas gardée d’évoquer ce sujet brûlant, mais s’est montrée ferme avec les deux camps, concrètement accusés de violations récentes de la cessation des hostilités. Signé en janvier dernier, cet accord n’a jamais été respecté, démontrant la confiance limitée des belligérants envers le processus politique.

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