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Burkina Faso

Burkina Faso: un mois après, la transition est sur les rails

Michel Kafando, le président de la transition burkinabè et le nouveau Premier ministre Isaac Zida posent avec les autres membres du gouvernement le 24 novembre 2014.
Michel Kafando, le président de la transition burkinabè et le nouveau Premier ministre Isaac Zida posent avec les autres membres du gouvernement le 24 novembre 2014. AFP PHOTO / STR

Au Burkina Faso, il y a tout juste un mois, le gouvernement de la transition était annoncé. Depuis, les organes de cette transition se mettent en place. Bilan de ces quatre premières semaines de travail, entre couacs et mises en chantiers.

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« C'est un marathon mené au sprint, l'ampleur de la tâche dépasse l'entendement. » La déclaration est d'un proche de Michel Kafando qui souhaite conserver l'anonymat. Après un mois de travail, de multiples déplacements du chef de l'Etat dans la sous-région et trois conseils des ministres, la transition n'est pas encore à 100 % au travail.

« D'ici fin décembre, nous espérons être opérationnels. Nous allons annoncer les dernières nominations. Vous l'avez vu, nous n'avons pas le droit à la moindre erreur, chaque CV est ausculté. » Il est fait référence ici à la nomination d'un éphémère ministre de la Culture, Adama Sagnon, jugé trop proche de l'ancien régime et poussé à la démission par la rue. Cette dernière ne veut plus de déclarations, mais des actes.

La réouverture promise du dossier Sankara est particulièrement attendue. « Il faut y aller pas à pas, la justice doit travailler dans les règles », explique-t-on à la présidence. La rue veut également une communication plus cohérente. Le duo Zida-Kafando a multiplié les couacs notamment sur la demande d'extradition de Blaise Compaoré. Annoncée par le Premier ministre, elle avait ensuite été démentie par le chef de l'Etat.

« Nous sommes là pour un an, tout ne sera pas réglé, nous devons amorcer des chantiers », explique la même source à la présidence. Elle conclut au sujet de la polémique suspension du CDP, l'ex-parti au pouvoir : « C'est une décision difficile, mais nous avions des informations concrètes, il fallait un coup de semonce. »

Dans les rues de Ouagadougou, on attend plus de la transition

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