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Sénégal / Justice

Procès Wade: les avocats demandent une remise en liberté provisoire

Karim Wade, en octobre 2008.
Karim Wade, en octobre 2008. AFP PHOTO / GEORGES GOBET
Texte par : RFI Suivre
2 min

Le procès de Karim Wade a repris ce lundi après plus d’un mois de suspension. Le fils de l’ancien président sénégalais est poursuivi pour enrichissement illicite. La justice enquête sur un patrimoine estimé à 178 millions d’euros. Outre le retour de l’un des principaux complices présumés de Karim Wade, Bibo Bourgi, cette audience a tourné autour de débats sur une demande de liberté provisoire déposée par l’ancien ministre, qui est en détention depuis le 17 avril 2012.

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Bibo Bourgi s’est présenté à la barre, l’air reposé et serein. Cet homme d’affaires, poursuivi pour complicité d’enrichissement illicite, a bénéficié d’une autorisation de la Cour pour se faire soigner en France. Fraîchement rentré à Dakar, Bibo Bourgi affirme être « un homme de parole », qui a « pris l’engagement de revenir » contre l’avis de ses médecins pour assister au procès.

Puis l’audience s’est focalisée autour de deux demandes de liberté provisoire. Il y a d’abord celle de Mamadou Pouye, actionnaire d’une société aéroportuaire intégrée dans le patrimoine de Karim Wade. Mamadou Pouye est poursuivi pour le chef d’inculpation de délit de complicité d’enrichissement illicite. Ses avocats ont mis l’accent sur les difficiles conditions de détention : « Cela fait 616 jours que M. Pouye est en prison, relève un de ses conseils, et pourtant, il est encore présumé innocent. »

La présomption d’innocence, c’est aussi l’argument mis en avant par les avocats de Karim Wade, qui assurent que leur client n’a « aucune intention de se soustraire à la justice ». Mais pour la partie civile, libérer Karim Wade présente des risques de subordination envers les quelque 97 témoins. « Face au refus systématique du prévenu de répondre à la Cour, souligne un des avocats de l’Etat, on ne comprend pas aujourd’hui que le prévenu se mette tout à coup à collaborer avec la justice. »

La Cour a mis en délibéré cette demande de liberté provisoire au lundi 29 décembre. En attendant, le procès se poursuit avec l’audition des témoins.

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