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Burkina Faso

Le gouvernement burkinabè révise les privatisations de l'ancien régime

Le président du Burkina Faso Michel Kafondo (D) et le Premier ministre Isaac Zida (G) lors d'une cérémonie commémorative pour les victimes du soulèvement populaire, le 2 décembre 2014 à Ouagadougou.
Le président du Burkina Faso Michel Kafondo (D) et le Premier ministre Isaac Zida (G) lors d'une cérémonie commémorative pour les victimes du soulèvement populaire, le 2 décembre 2014 à Ouagadougou. REUTERS/Joe Penney
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Burkina Faso, le gouvernement entend réexaminer tous les dossiers des sociétés privatisées sous l’ancien régime. Il s’agit de voir si toutes les procédures de privatisation ont été faites dans le respect de la loi. Si des irrégularités sont constatées, certaines sociétés pourraient revenir sous la gestion de l’Etat par l’expropriation des actifs et non la nationalisation.

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Pour le gouvernement de transition, il ne s’agit pas de nationaliser les entreprises privatisées, mais plutôt d’analyser les différents dossiers et de corriger certaines injustices. D'ailleurs, René Bagoro tient à rassurer : « Il ne s’agit pas pour nous d’ouvrir une chasse aux sorcières mais de restituer à l’Etat urbain burkinabè ce qui lui revient »,explique le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme.

Et d'ajouter : « Nous allons mener une procédure conforme aux lois du Burkina Faso, de sorte à analyser les processus de privatisation pour appréhender leur réalité juridique et leur opportunité politique. Si nous nous rendons compte que le peuple a été brimé au profit d’un individu ou de quelques individus, nous allons engager des procédures pour récupérer ces sociétés d’Etat. »

Selon Hyppolite Dah, ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, certaines privatisations n’ont pas respecté les procédures, d’où cette opération de vérification. « Dans le cadre de nos missions, on n’a jamais pu avoir sous notre main un contrat de cession qui nous permettait de voir quels sont les engagements pris de part et d’autre, pour voir s'il y a respect de ces engagements. C’est vrai que nos privatisations n’ont pas toujours été menées dans les règles de l’art », admet-il.

Le ministre René Bagoro rassure les investisseurs : le processus se fera dans les règles de l’art et leur investissement ne sera pas systématiquement remis en cause.

→ À (RE)LIRE : Des sociétés de proches de Compaoré nationalisées

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