Accéder au contenu principal
RDC

RDC: situation tendue à Kinshasa

Manifestation contre l’adoption d’une nouvelle loi électorale, à Kinshasa, RDC, le 19 janvier 2015.
Manifestation contre l’adoption d’une nouvelle loi électorale, à Kinshasa, RDC, le 19 janvier 2015. AFP PHOTO/ PAPY MULONGO
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le retour au calme a été court à Kinshasa en République démocratique du Congo, ce mardi, après les rassemblements et les violences de la veille. Les policiers ont tiré en l'air, ce mardi matin, pour disperser des manifestants qui protestaient à nouveau contre un projet de révision de la loi électorale, susceptible d'entraîner le report de la présidentielle fixée à 2016. Les forces de l'ordre et les manifestants jouent toujours au chat et la souris.

Publicité

Dans différents quartiers de la capitale, des échauffourées entre policiers et manifestants sont toujours en cours. Près de l’université, par exemple, un groupe d’une cinquantaine d’étudiants a barré la route avec des pneus qui brûlent et en face, des policiers antiémeutes tirent en l’air pour disperser le groupe.

Situation tendue dans toute la ville

Ailleurs aussi, les heurts continuent. En direction de la grande université de Kinshasa, la route qui mène au campus était encore en partie bloquée en fin de matinée. Des pierres, des bouts de bois et toute sorte de barricades de fortune empêchaient les véhicules de progresser. Là aussi, des forces de police sont arrivées en nombre avec des grenades lacrymogènes, des tirs en l’air et ont procédé à des arrestations. La situation est électrique et la population de ces quartiers inquiète face à ce déploiement des forces de l’ordre. Enfin à Masina, un quartier non loin de l’aéroport, des affrontements entre des manifestants et la police ont été signalés.

A signaler, également, la mairie de la commune de Ngaba – un quartier sud de Kinshasa - incendiée en début d’après-midi par une vingtaine de manifestants. Selon les autorités, une quinzaine de détenus enfermés dans une annexe du bâtiment a profité de ce désordre pour fuir. Des pillages ont été de nouveau signalés, essentiellement des magasins tenus par des Chinois. 

La tension est toujours vive à Kinshasa et la question demeure sur le bilan de ces affrontements et sur les arrestations. Difficile, par ailleurs, de mesurer l’ampleur de ce mouvement de protestation, car à chaque fois ce sont de petits groupes qui disparaissent dès que la police arrive. Tous les protestataires disent en tout cas vouloir des élections en 2016 et la possibilité d’élire un nouveau président. Ils promettent aussi de continuer à manifester.

Il y a eu des arrestations essentiellement parmi les leaders de l’opposition. Le président du SCODE d’abord, ex-membre de la majorité présidentielle passé dans l’opposition, Jean-Claude Muyambo a été interpellé chez lui à l’aube. 

L’ensemble du pays est toujours privé d’accès à Internet et de SMS. Les opérateurs téléphoniques et les fournisseurs d’accès ont confirmé ce matin que les autorités leur avaient ordonné de couper l’accès à leur client sans préciser jusque quand va durer ce black-out.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.