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Madagascar

Lutte contre la corruption à Madagascar, un véritable serpent de mer

A Madagascar, plusieurs secteurs clés, gangrenés par la corruption, ont été identifiés, mais c'est au niveau de la justice qu'il va d’abord falloir travailler.
A Madagascar, plusieurs secteurs clés, gangrenés par la corruption, ont été identifiés, mais c'est au niveau de la justice qu'il va d’abord falloir travailler. Getty Images/James Lauritz
Texte par : RFI Suivre
3 mn

A Madagascar, des experts mandatés par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ont présenté un projet de réforme du système de lutte contre la corruption. Le précédent plan (2004-2014), arrivé à échéance l'année dernière, se termine sur un constat d'échec : la corruption a progressé à Madagascar. Plusieurs secteurs clés gangrenés par la corruption ont été identifiés, mais c'est au niveau de la justice qu'il va d’abord falloir travailler.

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Au bout de 10 ans, la stratégie de lutte contre la corruption à Madagascar a montré ses faiblesses, même si l’on peut s'appuyer sur quelques bons points, comme le relève Faraniaina Pierre Bernard, consultante en gouvernance : « Il y a des forces, c'est-à-dire qu’il y a un cadre institutionnel et un cadre légal qui est bien installé. Il y a des cadres, des ressources humaines valables, qui sont motivés et déterminés à lutter contre la corruption, qui n’est pourtant pas une affaire simple et c’est un euphémisme. »

Elle est l'une des expertes qui ont participé à l'élaboration de la nouvelle stratégie de lutte contre la corruption. Et désormais, selon elle, il faut s'attaquer aux mauvais points : le manque de moyens, la dépendance des organes de lutte contre la corruption à l'exécutif et les vides juridiques, car aucune loi ne punit le détournement de l'argent public par exemple.

Et avant tout, il faut garantir une justice intègre : « On ne peut pas se permettre de confier les choses à la justice en l’état actuel. Maintenant, il faut un parquet spécial anti-corruption où le procureur serait indépendant de toute interférence, dont on connaît l’intégrité et avec des mesures de protection. Puis l’engagement à la base, la mobilisation de la société, c’est important. Il faut donc cette volonté collective », insiste Faraniaina Pierre Bernard.

Elle attend maintenant la concrétisation de ses propositions, qui devront être mises en place pour garantir le succès de la stratégie anti-corruption des 10 ans à venir.

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