Burkina Faso

Burkina Faso: le président Michel Kafando invité de RFI

Le président de la transition burkinabè Michel Kafando après sa prestation de serment, le 21 novembre 2014.
Le président de la transition burkinabè Michel Kafando après sa prestation de serment, le 21 novembre 2014. REUTERS/Joe Penney

Le président de transition du Burkina Faso est l'invité d'Afrique matin ce lundi 2 mars. Au micro de Christophe Boisbouvier, Michel Kafando revient sur l'évolution politique du pays, quatre mois après le changement de régime. Autre sujet abordé, l'actualité culturelle burkinabè avec l'ouverture samedi dernier du Fespaco, la référence cinématographique africaine. RFI a consacré ce lundi une édition spéciale au Burkina Faso, pour faire le point sur la situation à Ouagadougou, quatre mois après la chute de Blaise Compaoré. A retrouver plus tard dans la journée sur www.rfi.fr.

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Pour écouter l'entretien dans son intégralité, cliquer ici. Ci-dessous, en guise d'extrait, Michel Kafando revient sur la polémique « Timbuktu ».

Le Fespaco, le Festival panafricain du cinéma, qui s'est ouvert samedi dans la capitale burkinabè, est entré ce dimanche dans le vif du sujet avec les premières projections. C’est un film burkinabè qui a eu l’honneur de faire l’ouverture : L’œil du cyclone de Sékou Traoré. On attend également la projection annoncée dans les prochains jours de Timbuktu du réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako... Le film a failli être déprogrammé. Pourquoi cette hésitation ? C'est la question que Christophe Boisbouvier a posé au président burkinabè de la transition Michel Kafando. 

Michel Kafando : « C’était notre fierté de projeter un film africain qui a été primé sept fois. Mais nous sommes obligés de tenir compte des impératifs sécuritaires pour nous et pour les festivaliers. Et dès l’instant que nous avons été informés qu’il y avait des menaces sur la projection de ce film, on s’est accordé un petit temps pour réfléchir et voir s’il fallait franchir le rubicon. C’est ce qui a été fait. Le gouvernement a pris la décision de faire diffuser le film Timbuktu ». 

RFI : Y a-t-il eu des menaces sur le festival ces derniers jours à cause de ce film ?  

Michel Kafando : Indirectement. Nous avons eu, par nos chancelleries à l’extérieur, des informations que le film pouvait être menacé, que le festival aussi pourrait être menacé. Mais pas ici directement. Dès l’instant où nous sommes dans un environnement difficile, vous savez que nous sommes proches du Mali. Avec tout ce qui se passe là-bas… nous sommes proches du Nigeria, nous sommes proches du Niger, avec les menaces de Boko Haram… Donc nous étions obligés d’en tenir compte. Mais sinon, il n’y a pas eu de menaces directes en tant que tel. »

Le président burkinabè de la transition Michel Kafando

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