Mali

Accord d'Alger: Bamako va devoir expliquer sa position

Au premier plan, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, au deuxième plan, l'envoyé spécial du président IBK et l'ambassadeur du Mali à Alger.
Au premier plan, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, au deuxième plan, l'envoyé spécial du président IBK et l'ambassadeur du Mali à Alger. RFI/Leïla Beratto

Les différentes délégations maliennes qui étaient présentes à Alger ces derniers jours ont commencé à consulter leurs bases. Le gouvernement de Bamako se dit plutôt satisfait de l'accord validé dimanche matin, même si la Coordination des mouvements de l'Azawad a refusé d'approuver le document. Ses militants ne veulent pas d'un accord qui ne parle ni d'autonomie de l'Azawad ni de fédéralisme. La cérémonie de signature officielle de ce texte est prévue dans un mois et d'ici là, il va falloir convaincre. Le gouvernement va devoir expliquer pourquoi il considère que le projet d'accord de paix est une bonne chose.

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De retour d’Alger, la délégation officielle malienne se dit plutôt satisfaite après avoir paraphé le projet d’accord. « Pour nous, c’est un compromis, pas une compromission, a déclaré Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères et chef de la délégation. Un compromis qui permet aux Maliens de s’engager dans un cadre qui leur permettra de retrouver la paix, la sécurité, l’entente, la réconciliation nationale. »

Néanmoins, il a très rapidement reconnu que l’accord n’était pas suffisant pour faire la paix. « Comprenant qu’il n’y a pas de paix sans accord [...], le paraphe met fin à la phase des négociations. Ensuite interviendra la signature et ensuite suivra la phase de la mise en œuvre qui va être encore beaucoup plus difficile et complexe. »

Le gouvernement malien, a rappelé le ministre des Affaires étrangères, espère que toutes les parties signeront bientôt à Bamako, l’accord de paix. En attendant, il est question de mener ici une vaste campagne d'explications sur le texte paraphé et de calmer la colère de certains partis politiques et associations tels que le Collectif des ressortissants du Nord (Coren) qui rejette ce qu’ils appellent « les importantes concessions faites aux groupes armés ».

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