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Mali

Crimes commis au nord du Mali: plainte déposée contre 15 jihadistes

Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme ont porté plainte à Bamako, ce vendredi 6 mars 2015, pour des crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis par des jihadistes dans le nord du Mali, en 2012.
Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme ont porté plainte à Bamako, ce vendredi 6 mars 2015, pour des crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis par des jihadistes dans le nord du Mali, en 2012. David Baché
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Une plainte a été déposée à Bamako ce vendredi 6 mars par sept organisations de défense des droits de l'homme, au nom de 33 victimes, contre 15 auteurs présumés de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. Les faits se sont déroulés au cours des 10 mois d'occupation jihadiste au nord du Mali, en 2012.

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Une cinquantaine de témoignages, des documents administratifs, des vidéos : voilà sur quoi s'appuie la plainte déposée au nom de 33 victimes de la région de Tombouctou. Une plainte contre 15 personnes, qui n'ont pas été ciblées au hasard.

« Ces 15 personnes étaient dans l’organigramme de ces groupes armés. Elles ont eu des responsabilités, affirme Maître Moctar Maricko, président de l'Association malienne des droits de l'homme (AMDH). Voilà pourquoi les victimes les ont identifiées. La plupart sont des Maliens, mais il y a aussi des étrangers. Ils sont sur le sol malien, et en vie. Mais une de ces personnes serait en détention en Mauritanie. » Ils sont donc accessibles pour la justice malienne, qui selon Maître Moctar Maricko, « peut maintenant les appréhender. »

Raids armés

La plainte concerne des actes qualifiés de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. « Ces hommes effectuaient des raids armés, de jour comme de nuit, dans les maisons dans les marchés, surveillantla prétendue application ou non de la Charia, explique Maître Clémence Bectarte, coordinatrice du groupe d'action judiciaire de la FIDH. Sous ce prétexte, tous les crimes étaient perpétrés, des arrestations, des emprisonnements arbitraires, des actes de torture, des jeunes hommes et femmes condamnés à des coups de fouet, etc. Le nombre de mariages forcés a également été très important. »

Les organisations plaignantes évoquent un mode opératoire récurrent destiné à terroriser et asservir la population civile.

 → À (RE)LIRE : Mali : un mouvement islamiste veut imposer l’application de la charia par la lutte armée

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