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Ethiopie / Egypte / Soudan

Accord de principe sur le partage des eaux du Nil

Le ministre éthiopien des Affaires étrangères Tedros Adhanom, après une réunion avec ses holomogues soudanais et égyptien sur le partage des eaux du Nil et le barrage éthiopien Grand Renaissance, à Khartoum, le 6 mars 2015.
Le ministre éthiopien des Affaires étrangères Tedros Adhanom, après une réunion avec ses holomogues soudanais et égyptien sur le partage des eaux du Nil et le barrage éthiopien Grand Renaissance, à Khartoum, le 6 mars 2015. AFP PHOTO / ASHRAF SHAZLY
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En plein boom économique, l’Ethiopie multiplie les grands projets, parmi lesquels le plus symbolique est sans aucun doute le Grand Barrage de la Renaissance. Le pays a en effet investi plus de 4 milliards de dollars pour se doter de la plus puissante centrale hydroélectrique d’Afrique, qui va lui permettre d’exporter de l’énergie vers les pays voisins. L’infrastructure est censée devenir fonctionnelle en 2017, mais provoque la colère de l’Egypte, qui revendique ses droits historiques sur le Nil. Après des mois de tension diplomatique, une réunion tripartite a enfin eu lieu vendredi 6 mars à Khartoum, au Soudan, troisième pays concerné. Et officiellement, les positions se sont rapprochées. 

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Avec notre correspondant à Addis-Abeba, Grégoire Pourtier

Les responsables éthiopiens le répètent inlassablement : l’eau est la principale ressource du pays, et rien ne les empêchera d’en tirer le plus grand profit. Contre vents et marée, et sur financement propre, les travaux du Grand Barrage de la Renaissance sur le Nil Bleu avancent donc à leur rythme, battant à l’occasion des records mondiaux de béton coulé chaque jour.

Alors l’Egypte peut bien se plaindre ou menacer de représailles contre cette infrastructure qui va affecter, au moins provisoirement, son approvisionnement en eau, elle n’a aujourd’hui d’autres choix que de revenir à la table de négociations, et essayer de trouver le meilleur compromis possible. C’est ainsi que des discussions impliquant techniciens et diplomates ont eu lieu la semaine passée à Khartoum, le Soudan étant le troisième pays directement concerné.

Un arrangement aurait été trouvé, mais il doit désormais être soumis aux chefs d’Etats.
Au-delà des satisfécits de façade, on ne connaît pas encore son contenu précis, mais des observateurs pensent qu’il s’agit seulement d’un accord de principe, qui permet notamment à l’Egypte de revenir dans le jeu. Le Caire ne pouvait éternellement s’arc-bouter sur des textes datant de la colonisation pour faire valoir ses droits sur l’exploitation du Nil. Et les 6 000 mégawatts de production escomptés ne pouvaient pas être négligés non plus. Car le temps de la polémique avec l’Ethiopie, les travaux ne se sont jamais arrêtés et le barrage est aujourd’hui construit presque à moitié. Et qu’il y ait un accord ou pas, sa mise en service est donc toujours programmée pour 2017.

 

Une maquette du futur Grand barrage de la Renaissance en Ethiopie.
Une maquette du futur Grand barrage de la Renaissance en Ethiopie. radioalgerie.dz

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