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Union africaine / Nations unies

L’ONU et l’UA à la recherche d’une meilleure collaboration

Le siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Ethiopie.
Le siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Ethiopie. AFP / Jenny Vaughan
Texte par : RFI Suivre
3 mn

A Addis-Abeba, la 9e réunion annuelle entre le Conseil paix et sécurité de l'Union africaine et le Conseil de sécurité des Nations unies s’est tenue ce jeudi. Un rendez-vous dont le but n'était pas d'aboutir à des grandes décisions officielles, mais plutôt d'« échanger et de passer des messages ». Alors que le Conseil de sécurité est en pleine réflexion sur sa politique de maintien de la paix, la place accordée à l'Union africaine dans le futur dispositif est un enjeu crucial.

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Grands Lacs, République centrafricaine, Mali et Sahel, Libye, Soudan du Sud, Somalie, Darfour et bien sûr Boko Haram, l’agenda de la journée était chargé et reflète les nombreuses imbrications entre l’action du Conseil de paix et sécurité de l’Union africaine (UA) et celle du Conseil de sécurité des Nations unies. Les deux institutions sont amenées à collaborer de plus en plus. Ces dernières années, les Nations unies ont par exemple pris le relais de l’UA pour des opérations de soutien au Mali et en RCA.

Cependant, les défis sont chaque fois différents, nécessitant des formes d’intervention et de collaboration spécifiques. Dernière menace en date : le groupe islamiste Boko Haram. L’Union africaine a créé une force régionale pour contrer son avancée, mais l’ONU n’a toujours pas révélé les contours de sa participation.

François Dellatre, président actuel du Conseil de sécurité, se veut cependant optimiste : « Notre souhait est qu’en effet le Conseil de sécurité puisse se saisir du travail qui a été fait par l’Union africaine et puisse ainsi aller de l’avant à travers une résolution, nous l’espérons rapidement. Et si les choses se font comme prévu et comme nous le souhaitons en tout cas, c’est une nouvelle forme de partenariat entre l’Union africaine et les Nations unies qu’il faudra saluer. »

Les deux institutions sont encore à la recherche du meilleur mode de fonctionnement. Le financement d’opérations de l’Union africaine par la communauté internationale est chaque fois un casse-tête. Et un connaisseur du dossier estime même que l’ONU laisse bien souvent l’UA faire d’abord le sale travail avant de venir elle-même s’impliquer sur le terrain.

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