Boko Haram

Nigeria: la ville de Damasak prise par les troupes du Tchad et du Niger

Un drapeau pris aux forces de Boko Haram est brandi par des soldats nigériens entrés dans la ville de Damasak au Nigeria, le 18 mars 2015. Les troupes tchadiennes et nigériennes sont engagées dans une offensive contre les troupes islamistes.
Un drapeau pris aux forces de Boko Haram est brandi par des soldats nigériens entrés dans la ville de Damasak au Nigeria, le 18 mars 2015. Les troupes tchadiennes et nigériennes sont engagées dans une offensive contre les troupes islamistes. REUTERS/Emmanuel Braun

Les armées tchadiennes et nigériennes ont annoncé en début de semaine avoir pris le contrôle de la ville nigériane de Damasak. Une ville dont la capture avait été annoncée le 8 mars dernier avant d’être démentie. Les combats ont fait, selon les chiffres de l’armée nigérienne, plus de 300 morts.

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En franchissant la rivière Komadougou Yobé le 8 mars dernier, les forces tchadiennes et nigériennes ne s’attendaient pas à une résistance aussi farouche des islamistes. Le colonel Ahmat Youssouf de l’armée tchadienne raconte les batailles qu’il a fallu livrer pour atteindre Damasak, pourtant située à seulement 15 minutes à vol d’oiseau. « Nous avons livré un premier combat puis un second » dans des localités proches avant d’arriver à Damasak, raconte le colonel. « A l’entrée Est de Damasak, nous avons rencontré une petite résistance et ils ont laissé beaucoup de véhicules, de motos, calcinés, là-haut dans la brousse, là où il y a eu des combats ».

Comment expliquer cette lente progression ? Le colonel Toumba Mohamed de l’armée nigérienne donne des explications à RFI. « Les difficultés étaient dues à un environnement boisé, parce quand quelqu’un est dans un environnement boisé, il est difficilement décelable. Il fallait vraiment aller pas à pas, avec minutie, pour trouver les poches de résistance et les réduire, [pour] passer avec sérénité sur les objectifs futurs », explique le colonel nigérien.

Les deux armées qui tiennent la ville ont invité les habitants, qui se sont enfuis, à revenir chez eux. Mais pour les forces coalisées, il faut poursuivre l’ennemi dans ses retranchements. Comme l'annonce le colonel Toumba : « le prochain objectif, je vous le dis sans ambages, ce serait Malam Fatori ».

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