Tchad / Hissène Habré

Procès de complices d’Hissène Habré: sept condamnations à perpétuité

Hissène Habré, ancien président du Tchad (1982 et 1990), le 16 août 1983 à Ndjamena.
Hissène Habré, ancien président du Tchad (1982 et 1990), le 16 août 1983 à Ndjamena. AFP

Le verdict dans le procès des anciens responsables de la DDS, la police politique du régime de l'ex-président Hissène Habré, est tombé ce mercredi matin. La cour criminelle spéciale de Ndjamena a prononcé sept condamnations à perpétuité pour « assassinats » et « tortures ». 

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Sur les 28 responsables de la police politique du régime de Hissène Habré, sept écopent des travaux forcés à perpétuité. Parmi eux, Saleh Younous, premier directeur de la DDS, et Mahamat Djibrine, dit «  El Djonto », présenté comme un tortionnaire. Tous deux étaient réclamés par les Chambres africaines spéciales de Dakar comme principaux complices de l’ancien président.

Les autres accusés écopent de peines allant de 7 à 20 ans de travaux forcés. Quatre, parmi lesquels Toké Dadi, directeur adjoint de la DDS, sont acquittés. L’action publique s’arrête aussi pour cinq accusés, décédés pendant la procédure.

La cour demande que la justice tchadienne continue à poursuive des agents de la DDS qui ont échappé à ce procès. Elle cite, entre autres, Guihini Korei, un ancien directeur général de la DDS et Bandjim Bandoum, ancien gendarme.

L’Etat tchadien est aussi condamné et doit contribuer pour moitié au paiement des 75 milliards de francs CFA de dommages et intérêts à verser aux 7 000 parties civiles au procès.

Les locaux de la DDS, située dans l’enceinte de l’actuelle présidence de République, doivent êtres transformés en musée. Un monument en la mémoire des 40 000 morts du régime de Hissène Habré doit être érigée sur « la plaine des morts » à Hamral Goz où ont été enterrés, dans des fosses communes, des centaines de victimes du régime de Hissène Habré.

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