Cinéma / Côte d’Ivoire

Abidjan fête les 50 ans du cinéma ivoirien

« Bal poussière », détail de l’affiche du film de Henri Dupar, sorti en 1988.
« Bal poussière », détail de l’affiche du film de Henri Dupar, sorti en 1988. DR

Un demi-siècle de long ou courts métrages de Timité Bassori à Philippe Lacôte en passant par Désiré Ecaré ou Henri Duparc… Autant de réalisateurs dont les œuvres sont projetées cette semaine et jusqu'à samedi 28 mars dans la salle rénovée de l'Institut français à Abidjan. Projections et rencontres avec des réalisateurs ou des techniciens du 7e art ivoirien.

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Dans la salle de l'Institut français à Abidjan se trouvent des amoureux du septième art pour assister à la première master class avec le réalisateur de Run, Philippe Lacôte. Cette semaine, les cinéphiles profitent de l'expérience des professionnels de la pellicule 35 mm ou du cinéma numérique. Il y a 27 ans, au moment de la sortie de Bal poussière, Philippe Lacôte aurait sans doute aimé pouvoir échanger de la sorte avec son ainé Henri Duparc....

« Il y a une séquence avec Hanni Tchelley où elle va dans un bar dancing qui a été tourné dans mon quartier. C’était la première fois que je voyais un tournage. C’est quelque chose qui m’a marqué », confie le réalisateur qui avait été présent dans la sélection officielle du Festival de Cannes en 2014.

L'humour pour mieux faire passer les messages

Dans le cinéma ivoirien qu'il soit d'hier ou d'aujourd'hui il y a une narration, une façon de traiter des sujets graves ou légers qui n'appartient qu'à la Côte d’Ivoire vous affirmeront les cinéphiles africains.  « Ses premiers films comme Abusuan (1972), raconte Henriette Duparc, l'épouse d'Henri Duparc, ont été vraiment caractéristiques pour les changements dans la société puisque Abusuan a traité le problème de l’exode rural, un sujet plus ou moins grave, mais avec Bal poussière il a abordé une nouvelle technique, c’était l’humour. Il s’est dit : pour parler de la société, de ses travers et ses changements, c’est avec l’humour qu’il pourrait mieux passer les messages. »

Des messages que les Abidjanais pourront saisir au gré des projections qui se poursuivent jusqu’à samedi soir pour ces cinquante bougies du cinéma ivoirien. 
 

►  Pour info : ce jeudi 26 mars sont projetés trois films à l'Institut Français d'Abidjan dont La Jumelle de Diaby Lanciné et Concerto pour un exil de Désiré Ecaré. A signaler également une rétrospective Henri Duparc à la Villa Kaïdin de Cocody Riviera avec ce soir Une couleur café.

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